"La loi El Khomri est la goutte qui a fait déborder le vase"

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Loi Travail, grève à la SNCF, grève du personnel aérien... La contestation monte en France. Dans le Grand Direct de l'actu, plusieurs responsables politiques ont pointé la responsabilité du gouvernement.

LE DÉBAT

A quand une sortie de crise ? Alors que la contestation contre la loi Travail se durcit dans certains corps de métiers, d'autres mouvements sociaux viennent s'ajouter au ras-le-bol ambiant. 

Fermeture plutôt que fermeté. "On a assisté depuis plusieurs semaines à une escalade des mouvements sociaux. Elle répond à une escalade dans les discours", selon Alexis Bachelay, député socialiste des Hauts-de-Seine, invité du Grand Direct de l'actu sur Europe 1 lundi matin. Pour lui, le gouvernement, et notamment le Premier ministre, "ont une responsabilité". Le "jusqu'au boutisme" du gouvernement n'est pas du goût de Ian Brossat, adjoint PCF à la mairie de Paris, qui soutient l'action de la CGT. "Le gouvernement a décidé de s’installer dans une posture de fermeture. Il décide de maintenir cette loi coûte que coûte", a-t-il fustigé sur Europe 1. "La seule solution sage et responsable, ce serait que le gouvernement retire cette loi", tranche-t-il.

Intransigeance du gouvernement. L'absence de débat et l'utilisation du 49.3 ont choqué, crispé. "Nos électeurs ne comprennent pas cette intransigeance. Les gens sont plus choqués par la façon de faire que par le texte lui-même", a déploré Alexis Bachelay. Samedi, alors que la mobilisation contre la loi Travail restait forte, le Premier ministre a téléphoné aux dirigeants syndicaux pour faire le point sur la situation. "Manuel Valls a mis deux mois à trouver le numéro de Philippe Martinez alors qu’il a mis deux secondes à trouver celui de Pierre Gattaz. C’est lunaire", a décrié Ian Brossat. Mais pour Alexis Bachelay, le bras de fer avec la CGT doit cesser. "On doit trouver le chemin du compromis". 


>> Projet de loi El Khomri : ce qu'il pourrait changer pour les salariés, à lire ici.

Pour Ian Brossat, "la loi El Khomri, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase". Un constat que rejoint Julia Sereni, déléguée Les Républicains en Corse-du-Sud : "On nous avait promis du dialogue social et une France apaisée, il n'en est rien. La contestation monte de toutes parts".