"La gauche n’existe presque plus dans les milieux ouvriers"

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"La gauche n’existe presque plus dans les milieux ouvriers"
Pascal Perrineau, politologue@ EUROPE 1
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 23 AVRIL - Une enquête Ifop pour Le Figaro et Europe concernant les intentions de vote dans le Grand Est donne le FN en tête à 55% chez les ouvriers.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi – Votre Journal animé par Wendy Bouchard.

Dès 9h, rendez-vous sur la page d’accueil d’Europe1.fr pour voter. Vous pouvez le retrouver sur www.europe1.fr/Info/Votrechoixdactu

>>> Mercredi 23 avril, vous avez été 60% à faire "Votre choix d’actu"  sur les intentions de vote des ouvriers vivant dans le Grand Est pour les élections européennes de mai prochain. La liste FN menée par Florian Philippot recueillerait 55% des votes tandis que celle d’Edouard Martin, ancien syndicaliste de Florange et tête de liste du PS ne serait créditée que de 13%. Selon Pascal Perrineau, spécialiste du FN, ce vote est un "vote d’adhésion à ce que propose le FN". Selon lui, cette enquête réalisée dans le Grand Est est représentative "dans ce Grand Est comme dans d’autres régions car je suis sur que dans les sondages à venir dans les autres régions, on va avoir exactement le même tremblement de terre".



"Le vote FN chez les ouvriers est un vote d...par Europe1fr

Des ouvriers "victimes de la modernisation". Pascal Perrineau explique que "la gauche n’existe presque plus dans les milieux ouvriers, dans les milieux populaires". En effet, les ouvriers "paient les promesses non-tenues" dans un bassin où les emplois "ont été détruits et la classe ouvrière a payé les pots cassés" ajoute le politologue. "Il ne suffit pas de mettre un syndicaliste à la tête de la liste du PS pour renouer avec les ouvriers" ironise Pascal Perrineau.

Selon lui, les ouvriers "se sentent victimes de la modernisation".

L’Europe : "une menace" ? Pascal Perrineau évoque une "insécurité culturelle". Les ouvriers vivent en effet "l’Europe comme une menace culturelle pour notre pays". "Ils ne savent ni où commence ni où finit l’Europe " conclut le politologue.