"La France va mieux" ? Non, "les conditions de vie de la majorité de la population empirent", pour Nathalie Arthaud

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Invitée d'Europe 1, samedi matin, la porte parole du mouvement Lutte ouvrière a affirmé sa volonté de "combattre" la politique de François Hollande.

"Avec le 49-3, le gouvernement a peut-être pu clore le débat parlementaire, mais il ne peut pas enterrer la mobilisation", a martelé Nathalie Arthaud, samedi, sur Europe 1. "Elle dépend de nous : les travailleurs, les ouvriers, les chômeurs", a poursuivi la porte-parole de Lutte ouvrière, estimant que "le gouvernement n'en a pas fini avec cette contestation".

"Au bout d'un système". Pour Nathalie Arthaud, agrégée d'économie et de gestion, la baisse du chômage en mars et l'augmentation de la croissance "ne veulent pas dire que tout va mieux". "Je pense que dès qu'on a 1,5 ou 1,6% de croissance, on parle de reprise maintenant", a estimé la porte-parole. "Alors que la réalité, c'est qu'on est dans un marasme, dans une crise profonde. On est arrivé au bout du système capitaliste, qui a conquis toute la planète", a-t-elle poursuivi.

Message à François Hollande. A quelques jours de l'interview de François Hollande sur l'antenne d'Europe 1, Nathalie Arthaud a tenu à faire passer un message au président de la République : "J'ai envie de lui dire que pour une minorité de possédants, il n'y a jamais eu de problème. Alors que pour cette fraction là, ça aille encore mieux, je veux bien le croire", a-t-elle expliqué. "Mais ça ne fait pas un pays", a indiqué la porte-parole, pour qui "l'écrasante majorité du pays, ce sont des travailleurs, qui sont confrontés au chômage, à la précarité, à une baisse de pouvoir d'achat." "Les conditions de vie de la grande majorité de la population empirent", a-t-elle estimé.

Candidate en 2017. Nathalie Arthaud a également confirmé qu'elle serait une nouvelle fois candidate Lutte ouvrière à l'élection présidentielle de 2017, "pour faire entendre le camp des travailleurs". L'agrégée d'économie a rappelé sa volonté de "combattre la politique de François Hollande." "Nous n'avons pas appelé à voter pour lui en 2012", a-t-elle rappelé, excluant également toute alliance avec les frondeurs socialistes : "En refusant de le faire tomber, ils continuent d'assumer la politique du gouvernement".