La France va être le premier pays à émettre des "obligations vertes"

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La France va être le premier pays à émettre des "obligations vertes"
@ JACKY NAEGELEN / POOL / AFP
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François Hollande veut faire de la France le premier pays à émettre des obligations vertes, afin d'augmenter les financements de projets de transition énergétique.

La France va être le premier pays au monde à émettre des "obligations vertes" et va mettre en place unilatéralement un "prix plancher" pour la tonne de carbone dans la production d'électricité, a annoncé lundi François Hollande. 

L'Etat veut être en pointe. "La France va développer le marché des 'green bonds'", des obligations vertes, a déclaré le président de la République lors de la conférence environnementale. Jusqu'ici, seules quelques entreprises et institutions financières ont émis ce type d'obligations qui permettraient d'augmenter de manière significative les financements disponibles pour des projets de transition énergétique. "L'Etat demandera aux banques publiques, comme la Banque publique d'investissement, de lancer des obligations vertes dédiées à des projets environnementaux", a dit le chef de l'Etat.

L'enjeu du prix du carbone. "Paris pourrait devenir leader de la finance verte", s'est réjoui Pascal Canfin, le directeur général de WWF France. "L'enjeu de la réussite de la COP21, c'est de donner un prix suffisant au carbone", a poursuivi François Hollande en annonçant que la France s'engagera à "donner unilatéralement un prix plancher au carbone" dans le secteur de la production d'électricité. Un tel mécanisme reviendra à surtaxer l'électricité produite dans des centrales à charbon et à gaz.

Il reste notamment cinq centrales à charbon en France. Un prix plancher "donnera plus de visibilité aux investisseurs", a souligné le président de la République, en promettant que le gouvernement proposerait "les modalités de sa mise en oeuvre dès cette année". "La réforme du marché du carbone européen est indispensable", a plaidé François Hollande. Le fonctionnement du marché carbone est aujourd'hui entravé par un prix bien trop bas de la tonne (quelques euros).