La France craint une nouvelle hausse de l'abstention

  • A
  • A
La France craint une nouvelle hausse de l'abstention
Partagez sur :

Le scrutin européen du 7 juin en France qui risque d'être marqué par une abstention record. Le Parlement européen a pourtant un rôle politique croissant du Parlement européen et son influence dans la vie quotidienne est de plus en plus importante.

Le scrutin du 7 juin en France risque d'être marqué par une abstention record malgré. L'abstention a déjà atteint un record de 57,2% en 2004. Les derniers sondages prévoient un taux supérieur cette année.

La tendance s'est aggravée d'un scrutin européen à l'autre : de 39,3% pour les premières élections européennes au suffrage universel en 1979, l'abstention atteint 43,3% en 1984 et dépasse pour la première fois la barre des 50% en 1989 (51,3%) pour arriver à 53,2% en 1999. En cause, le manque d’identification des électeurs aux huit circonscriptions totalement artificielles. Ainsi la circonscription du Nord-Ouest (10 sièges) regroupe quatre régions: Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Picardie. La circonscription Est en rassemble cinq pour neuf sièges: Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté et Lorraine. Seule la circonscription Ile-de-France correspond à la région du même nom. L'objectif du législateur en créant ces super-circonscriptions était pourtant de rapprocher les élus des électeurs.

Autre élément démobilisateur, les électeurs n'ont plus de nouvelles de leurs élus, absorbés par leur travail à Bruxelles ou à Strasbourg, pendant cinq ans, la durée de leur mandat. Face à cette situation, les partis politiques semblent opter pour la prudence, choisissant souvent de lancer leur campagne à la dernière minute. Onze d'entre eux vont présenter des listes. Ce sont, de gauche à droite de l'échiquier, Lutte Ouvrière (LO), le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), le Front de Gauche, Europe écologie, le Parti socialiste, le Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou, l'UMP avec son allié le Nouveau centre, Debout La République (DLR) du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, l'union du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers et de Chasse Pêche Nature et Traditions (CPNT) au sein de la liste Libertas, et le Front National (FN).

Sur 139 candidats en position éligible (en 1ère et deuxième position, et pour certains partis 3e place), 33 sont des députés sortants. La France n’occupera que 72 sièges, contre 78 en 2004, et 87 en 1999, afin de faire de la place aux élus des nouveaux Etats-membres.