La fin de la retraite à 60 ans progresse

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La fin de la retraite à 60 ans progresse
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Elle a été entérinée mercredi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée.

Les débats sur les retraites se sont accélérés mercredi à la commission des Affaires sociales avec le vote de la mesure-phare : le recul progressif de l'âge légal de départ à la retraite passera de 60 à 62 ans en 2018. L'exécutif est inflexible sur cette mesure, la plus contestée par les syndicats. Ces derniers ont prévu une journée de mobilisation le 7 septembre, lors de l'examen du projet de loi en séance publique.

Le gouvernement a accepté, via un amendement, de rembourser intégralement les trimestres dont le rachat par les salariés est rendu inutile par le report de l'âge légal. Certains assurés ont en effet racheté des années d'études pour rien en raison du relèvement prévu par la réforme de l'âge légal de départ à la retraite.

67 ans pour un taux plein

La majorité a approuvé dans la foulée le passage progressif de 65 à 67 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein, quel que soit le nombre d'annuités de cotisations. Cette mesure braque la gauche, les villepinistes et François Bayrou (MoDem) : "On cible directement les femmes qui ont eu des carrières hachées. C'est entre 300 et 400 euros de retraite de base en moyenne pour ces personnes", s'insurge la socialiste Marisol Touraine.

La commission a par ailleurs rejeté un amendement de Chantal Brunel (UMP), qui voulait maintenir à 65 ans la retraite à taux plein pour les mères d'au moins deux enfants. Amendement pourtant adopté la veille en commission des Finances.

Woerth et les aiguilleurs

Evoquant la "nervosité" des députés UMP, Jean-Marc Ayrault a déploré que "la pensée" du ministre du Travail Eric Woerth soit occupée "en partie tout au moins" par l’affaire Bettencourt. Le Conseil des ministres a en effet donné sur le feu vert à la prochaine audition d’Eric Woerth dans l'enquête conduite par le parquet de Nanterre.

Les débats ont aussi ricoché sur le conflit des aiguilleurs du ciel : "Il faut tous les virer!", a lancé Yves Bur (UMP). Réponse de Pascal Terrasse (PS): "Quand on a un gouvernement sans pilote, on a besoin des aiguilleurs!".