La candidature de Copé, encore un coup dur pour Sarkozy

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La candidature de Copé, encore un coup dur pour Sarkozy
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PRIMAIRE - Prévisible, la participation de Jean-François Copé à la primaire de la droite n'en est pas moins gênante pour l'ancien chef de l'Etat.

En dépit de la déclaration d'amour passionnée qu'une militante Les Républicains lui a adressée pendant le conseil national du parti, Nicolas Sarkozy n'a pas dû passer un très bon dimanche. Ses rivaux ont boycotté son discours, tandis que Jean-Pierre Raffarin a annoncé qu'il apportait son soutien à Alain Juppé. La candidature de Jean-François Copé à la primaire de la droite, officialisée sur le plateau du 20-Heures de France 2, est la dernière estocade en date subie par le président des Républicains. "Ce n'était pas une très bonne journée", résume un soutien de Nicolas Sarkozy.

Sarkozy reste dans son couloir. La candidature de Jean-François Copé étant prévisible, les sarkozystes préfèrent relativiser. "Avec la primaire, c'est normal qu'il y ait de la concurrence", estime l'entourage de l'ancien chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy, lui, campe sur sa position de patron du parti et refuse de dire officiellement s'il se lancera ou non dans la campagne.

Deux hommes sur la même ligne. Reste que la candidature de Jean-François Copé est différente de celle des autres candidats déclarés. Le maire de Meaux se positionne en effet sur le même créneau que Nicolas Sarkozy : la "droite décomplexée". Une ligne qui reste "très populaire chez les militants", reconnaît le camp sarkozyste. "Une primaire, ce n'est pas un match entre un homme et un autre homme", a assuré Jean-François Copé dimanche soir. Mais les deux hommes, entre lesquels les relations sont glaciales, minées qu'elles sont par l'affaire Bygmalion, partagent des amis parlementaires qui devront trancher au moment d'attribuer leur parrainage. Chaque candidat doit en effet réunir la signature de vingt députés ou sénateurs pour pouvoir se présenter.

"Copé fait une erreur". Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on se rassure. "Copé fait une erreur, c'est Sarkozy que les parlementaires choisiront", croit savoir l'un de ses soutiens. Toujours distancé dans les sondages par Alain Juppé, Nicolas Sarkozy a néanmoins gagné cinq points de popularité dans le dernier baromètre OpinionWay publié dimanche. Une éclaircie après des mois difficiles. "On est en train de reconstruire pas à pas", assure un proche.