La "calinothérapie" de François Fillon à la Réunion

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La "calinothérapie" de François Fillon à la Réunion
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Pour sa première visite officielle à la Réunion jeudi, le premier ministre a démenti tout "largage" des DOM par la République.

François Fillon est venu rassurer les Réunionnais. Mais à part le classement "au patrimoine mondial de l'Unesco" des "cirques, pitons et remparts" de l'île, le premier ministre n’a pas annoncé grand’ chose. "Vis à vis des départements d’outre-mer (DOM), a-t-il déclaré jeudi, à Saint-Pierre de la Réunion, il n'est pas question d'une prétendue séparation, encore moins d'un quelconque largage de la République".

Deux semaines après l'annonce d'un référendum sur l'autonomie en Martinique, le premier ministre faisait face, sur le parvis de la mairie de Saint-Pierre, à une foule massive. Et inquiète. Car les Réunionnais sont attachés au statut de DOM. Aussi François Fillon a-t-il tenu à se montrer protecteur : "vous voulez être des Français comme les autres. Vous voulez les mêmes institutions que les autres. Ce message, je le reçois avec enthousiasme et je l'appuierai aussi souvent qu'il s'exprimera."

Ecoutez le reportage de l’envoyé spécial d’Europe 1 à la Réunion, Yaël Goosz, qui qualifie le discours de François Fillon de séance de "calinothérapie" :



Alors que le chômage est en hausse et l’économie en berne à la Réunion, François Fillon s’est voulu rassurant. Après avoir inauguré la route des Tamarins – 34 kilomètres qui permettent mettent le nord de l’île à une heure du sud, contre trois auparavant – il a vanté le plan de relance de 370 millions d'euros qui produira, selon lui, ses effets "d'ici quelques semaines".

Samedi, entre deux escales à Mayotte, le chef du gouvernement fera un crochet par les Comores, dix jours après le crash de l'A310 de Yemenia qui a coûté la vie à 152 personnes, françaises et comoriennes. François Fillon participera à une cérémonie de recueillement et rencontrera des familles de victimes. La visite s'annonce délicate : les Comores ont reproché à Paris de ne pas avoir communiqué d'informations sur l'état exact de l'appareil, interdit de vol en France.