La bataille de l'UDF est ouverte

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La bataille de l'UDF est ouverte
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L'association UDF, contrôlée par le MoDem, s'oppose à la tentative d'OPA du Nouveau Centre pour récupérer ce sigle. Hervé Morin n'en fait rien.

La bataille de l'UDF a commencé. L'association UDF, contrôlée par François Bayrou (MoDem), a annoncé vendredi avoir "mis en demeure" Hervé Morin, président du Nouveau Centre, de ne plus utiliser son sigle et de le retirer de tous les supports où il l'utilise actuellement, comme son site internet.

"Vous avez multiplié, ces derniers jours, les déclarations indiquant que vous alliez proposer à votre mouvement politique de reprendre le sigle UDF", écrit l'association UDF dans un courrier signé par 19 des 24 membres de son bureau, dont François Bayrou et Marielle de Sarnez du MoDem et le sénateur Jean Arthuis de l'Alliance centriste.

"Vous avez également cru bon de faire suivre sur votre matériel militant et sur la page de garde de votre site le nom de ce mouvement, le "Nouveau centre", du slogan "l'UDF d'aujourd'hui", constatent également les signataires dans ce courrier adressé à Hervé Morin, et au député Hervé de Charette (ex UMP passé au NC), qui a été le premier à déposer la marque "UDF" à l'Institut national de la propriété industrielle.

"Comme vous ne l'ignorez pas, vous n'avez aucun droit à l'utilisation de ce sigle", explique le bureau de l'UDF qui met en demeure le NC de retirer "immédiatement la mention du nom de l'UDF de tout support ainsi que de (son) site internet". "Si vous ne le faisiez pas, les tribunaux seraient saisis pour faire respecter la loi et les droits légitimes des adhérents de l'Union pour la démocratie francaise", préviennent les signataires.

Hervé Morin, président du Nouveau Centre, a indiqué qu'il n'en ferait rien. "Je trouve assez comique qu'un homme qui a tué cette formation politique vienne la revendiquer aujourd'hui", a indiqué samedi le ministre de la Défense en marge d'un conseil national de son parti, qui a approuvé le projet du NC pour les régionales. "Il appartiendra le moment venu par un vote des militants de décider ou non, après les régionales, de changer de nom ou au contraire de conserver notre nom ou encore d'associer les deux", a ajouté Hervé Morin.