L'UMP tente de s'accorder sur la taxe carbone

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L'UMP tente de s'accorder sur la taxe carbone
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Les responsables UMP ont tenté, samedi lors du Campus du parti à Seignosse, d'apaiser le débat au sein de la majorité sur la taxe.

"La seule question que vos enfants vous poseront (...) c'est : étiez-vous dans le camp de la responsabilité ou dans le camp du renoncement", a lancé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo devant les jeunes de l'UMP réunis à Seignosse (Landes), pour l'université d'été de leur mouvement intitulé cette année "Changer le monde". L'UMP cherche à apaiser le débat au sein de la majorité sur la taxe carbone.

"Evidemment que le débat est important, que les modalités sont importantes. Le président y prend un soin particulier, il consulte bien entendu et je peux vous dire que l'équipe du gouvernement est autour de lui", a-t-il assuré, rejetant l'idée d'un couac au sein de l'exécutif sur ce sujet après le désaveu de Nicolas Sarkozy à l'égard de François Fillon.

En annonçant un prix de 14 euros par tonne de CO2, le Premier ministre semblait avoir arrêté mercredi le montant de départ de la taxe carbone, qui doit être mise en place dès 2010. Mais l'Elysée a repris la main en annonçant que le chef de l'Etat ne prendrait de décision que la semaine prochaine.

Profitant de l'opportunité pour faire de nouveau entendre sa propre musique au sein de la majorité, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, est venu répéter son souhait que l'impôt aille prioritairement à des investissements pour le développement durable, préconisant une compensation pour les seules personnes vivant en milieu rural. "Un certain nombre de gens ont trouvé intéressant, ludique, sans doute vendeur dans la presse, de parler de cafouillage. Mais il n'y a pas de cafouillage, il y a des discussions", a affirmé à propos de ce nouvel impôt vert Henri Guaino, conseiller spécial de l'Elysée.

Seule la venue de Frédéric Mitterrand (Culture) a éclipsé un temps les débats de la taxe carbone. Accueilli comme une star, le neveu de l'ancien président socialiste a assuré se sentir à l'aise parmi les jeunes du parti de droite. "A 62 ans, des chocs culturels j'en ai eus beaucoup dans ma vie, celui-là n'est pas beaucoup plus grave que beaucoup d'autres".

> Suivez le Campus de l'UMP en direct sur Europe1.fr, dimanche de 10 heures à 13 heures, avec Public Sénat.