L’UMP est-elle "paranoïaque" ? demande le PS

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L’UMP est-elle "paranoïaque" ? demande le PS
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David Assouline a proposé, lundi matin, que l'UMP envoie des délégués pour surveiller le vote.

Le PS réplique. Cible depuis jeudi des tirs à boulets rouges de l’UMP sur sa primaire pour 2012, le parti socialiste propose au parti présidentiel d’envoyer des "délégués dans tous les bureaux de vote pour surveiller" le bon déroulement du vote.

Les procédures se font en toute transparence

"Que l’UMP envoie des délégués... Les procédures se font en toute transparence. Nous n’avons pas de problème là-dessus", a insisté David Assouline, lundi lors du point presse hebdomadaire du parti.

"La procédure légale que nous avons engagée offre toutes les garanties à l'ensemble des citoyens pour ce soit un acte démocratique, personnel, volontaire et en aucun cas n'atteigne à la liberté d'opinion", a encore ajouté le secrétaire national à la communication du PS.























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David Assouline s'exprimait au lendemain d'un week-end où l'UMP a fustigé l'organisation de cette primaire socialiste, Jean-François Copé y voyant "un gigantesque fichage politique", le ministre de l'Intérieur, et Claude Guéant demandant au PS de donner "des garanties" sur la destruction des listes électorales émargées après l'organisation de cette consultation.

Hollande, Hamon montent au créneau

"Bien entendu", la destruction de ces fichiers "sera faite dans les jours qui viennent", après le premier tour, le 9 octobre, ou "dans la semaine qui suit le vote" si un second tour a lieu le 16 octobre, a assuré David Assouline.

En déplacement dimanche à Asnières, dans les Hauts-de-Seine, le candidat aux primaires François Hollande avait déjà lui accusé "la droite" de "tenter d'empêcher une bonne procédure". "Qu'ils laissent les Français décider eux-mêmes ! La droite ne veut pas qu'il y ait de primaires. Aujourd'hui à l'UMP, le seul candidat, c'est Nicolas Sarkozy", a-t-il raillé.

Le porte-parole du parti, Benoît Hamon, avait également estimé dimanche que l'UMP était "dans la paranoïa sans aucun fondement et dans la peur panique de voir la gauche réussir ce vote populaire".