L'intervention de Nicolas Sarkozy minute par minute

  • A
  • A
L'intervention de Nicolas Sarkozy minute par minute
@ Capture d'écran
Partagez sur :

Retrouvez l'intervention du président de la République lundi soir sur TF1.

22h25 : "La stratégie économique et sociale va porter ses fruits. Vous verrez le chômage baisser, vous verrez la consommation reprendre. J'ai un bail de cinq ans, et c'est à la fin qu'on verra si le moment est de dire : "stop ou encore". Je ne pense pas dans mon travail de chaque jour à cette question du deuxième mandat. Jugez sur les résultats. Et on verra aux résultats."

22h23 : "Chacun a des droits et doit pouvoir les défendre. C'est ça la République."

22h22 : "Mon ambition serait qu'on règle le problème des retraites dans le courant de l'année, mais également la question de la dépendance. 20% des personnes âgées dépendantes seulement peuvent faire face au paiement d'une maison."

22h20 : "J'ai promis d'augmenter le minimum vieillesse sur l'ensemble de mon quinquennat. je tiendrai mon engagement. On n'abaissera pas le niveau des retraites. Pareil pour la pension de réversion. Je garantirai le pouvoir d'achat des retraités."

22h18 :Jean-Georges Berthelot, 68 ans, artisan menuisier à la retraite, explique qu'il est obligé de travailler en plus de sa retraite pour joindre les deux bouts. "Il y a un million d'artisans en France. Aujourd'hui s'il fait faillite, on ne peut plus saisir son appartement. Désormais on ne pourra saisir de l'artisan seulement son patrimoine affecté à son travail."

22h11 : "Le choix de notre pays il y a dix ans de partager le travail a été une catastrophe économique et sociale. Mon devoir, c'est de tenter le choix du travail."

22h10 :Marguerite Gauthier, 58 ans, comptable, dont le mari est au chômage depuis 5 ans. Elle souligne le problème du chômage des seniors en France. "Nous avons interdit les préretraites. Pour la première fois depuis 20 ans, le taux d'emploi des seniors a augmenté. Ce n'est pas encore suffisant. C'est un enjeu absolument capital. Il faut permettre aux gens de travailler plus, aux commerçants d'ouvrir le dimanche, empêcher les entreprises de licencier des seniors parce qu'ils coûtent trop cher."

22h05 : "Avant en France, on vous demandait, quand vous créiez une entreprise de payer des impôts avant que vous ayez reçu le moindre centime. Aujourd'hui, on a changé cette situation. On a été dépassé par le succès. On va mettre en place des stages de formation, mettre en place un suivi."

22h01 :Elodie Lepont-Jubin, auto-entrepreneur organisatrice de mariage, parle de son statut, de son manque de formation et du manque de soutien. "On va améliorer le système."

22h00 : "Pour augmenter votre pouvoir d'achat, il faut qu'on augmente les salaires, mais c'est pas moi qui peut le faire. Mais je peux permettre aux gens de travailler le dimanche, de faire des heures supplémentaires. Il n'y a aucune raison que votre employeur soit contre."

21h57 : "Nous avons augmenté de 100.00 le nombre de boursiers et nous avons augmenté les bourses de 13%. La seule façon d'améliorer le pouvoir d'achat pour les gens comme vous, c'est ce qu'on a fait pour les heures supplémentaires. C'est de pouvoir permettre à votre employeur de travailler plus pour gagner plus."

21h54 : Bernadette Tessadri, employée en grande distribution, 43 ans, 3 enfants, parle de sa difficulté à boucler ses fins de mois. "Il y a eu un déclassement des classes moyennes. Il y a 40 ans, elles pouvaient accéder à la propriété de leur logement, aujourd'hui elles ne peuvent plus. C'est incontestable."

21h49 : Sur l'identité nationale. "Dans une famille, quand on ne parle pas de nos sentiments, si on n'échange plus, si on ne s'écoute plus, si on ne dit même plus ce qui va et ce qui ne va pas, à ce moment-là se créer un fossé. Et quand on se réveille 10 ans plus tard, c'est trop tard. il ne faut pas avoir peur du débat."

21h46 : "Nous attaquons les trafiquants au portefeuille. Nous allons tripler le nombre de vidéosurveillance. Nous avons obtenu 30% de boursiers dans les grandes écoles."

21h44 : Rex Kazadi, infographe, 32 ans, vit en banlieue. Il parle de tous les problèmes accumulés et demande où en est le plan banlieue. "Tout l'investissement que nous mettons, c'est pour proposer aux jeunes des quartiers difficiles de s'en sortir. Nous allons engager une lutte contre les décrocheurs. 8% de nos élèves ne vont pas à l'école. C'est le cancer de nos banlieues. On va proposer à chaque jeune de 16 à 18 ans un suivi personnalisé. Et avec le grand emprunt, on va créer 20.000 places d'internat d'excellence."

21h39 : "Je considère que dans un pays moderne, l'Etat doit vous laisser la moitié de ce que vous gagnez. Si tous les gens qui ont de l'argent quittent la France, qui sera propriétaires de vos usines. Des fonds de pension, des gens que vous ne connaissez pas. Je l'avais dit dans ma campagne, j'ai mis en oeuvre ce que l'avais dit."

21h37 : "Tout se tient dans nos sociétés modernes. Il fallait donner l'autonomie à l'université. Il fallait faire la réforme des lycées, du crédit impôt-recherche, la possibilité des heures supplémentaires exonérées. Toutes les réformes qu'on a faites, on en avait besoin."

21h36 : "Vous croyez que ça m'amuse de me pencher sur le dossier des retraites avant la fin de l'année ?"

21h33 : "Les dépenses de santé ont augmenté cette année de 3,3% alors que la croissance a été de -2,2%. Qui paye l'hôpital ? Ce sont les cotisations. Si j'augmente les charges, vous serez moins bien payés. Et le chômage augmentera. Tout le monde ne pourra pas garder son hôpital à la porte de chez lui. Même si ça pose un problème de santé."

21h30 : Martine Millet, infirmière aux urgences, 42 ans, raconte les conditions dans lesquelles elle et ses collègues travaillent, avec par exemple des soins prodigués dans le couloir par exemple. "On manque d'infirmières. On leur a accordé la catégorie A, donc mieux payé, mais on leur a dit de travailler plus longtemps, 55 ans au lieu de 60 ans."

21h26 : "J'assume la réduction des effectifs dans la fonction publique. Depuis 1992, la France a embauché 1 million de fonctionnaires en plus. Ce sont des gens remarquables. Mais on a fait le choix de la masse plutôt que de la qualité. Donc il y a trop d'impôts pour pouvoir les payer et une paupérisation des fonctionnaires car on n'arrive pas à les payer. Il faut moins de fonctionnaires, mieux payés, mieux considérés."

21h22 : "La situation des contractuels dans la fonction publique est très préoccupante. Je suis prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels. La maladie française, c'est les concours. Où est la valorisation de l'expérience professionnelle? Où est l'apprentissage sur le terrain. Je suis plus favorable à la diversification des voie d'accès."

21h20 : Samir Abbas, 35 ans, enseignant en économie dans un lycée professionnel, est contractuel. Il raconte qu'on lui renouvelle son contrat depuis six ans et réclame pour lui et pour les autres professeurs dans son cas d'être titularisé.

21h17 : "Nous avons besoin d'une agriculture performante, que des jeunes continuent de s'installer, que les terres agricoles ne disparaissent pas."

21h12 :Sophie Poux, productrice de lait, 39 ans, revient sur la crise dans le monde paysan. "Je ne laisserai pas mourir l'agriculture française. La préférence communautaire n'est pas un gros mot. l'intérêt de nos voisins est de soutenir leurs agriculteurs, parce que la santé du consommateur, c'est essentiel. Il faut qu'on rétablisse le rapport de force entre les producteurs et les grandes surfaces. Je veux poser la question de la répartition de la plus-value dans la chaîne de consommation."

21h05 : Jimmy Bils évoque la taxe carbone et réclame une dérogation. "Je suis persuadé que nous sommes la dernière génération qui peut faire quelque chose pour sauver la planète du drame. La taxe carbone est faite pour faire évoluer les comportements. Nous allons nous battre pour que nos voisins instaurent le même taxe et ceux qui le refuseraient, nous les taxerons à l'entrée du pays."

21h03 : "Je demande aux traders de faire leur travail, qui n'est pas de jouer sur la bourse. Il faut revenir aux fondamentaux."

21h01 : "C'est reparti. Les prêts aux Français ont augmenté de 3,2%, 1,5% pour les entreprises. Ce n'est pas assez. On va consacrer une partie du grand emprunt pour permettre aux entreprises d'être leur propre banquier".

21h00 :Jimmy Bils, chef d'entreprise, 43 ans, s'en prend aux banques, qu'il accuse de ne pas faire leur métier de crédit. "Parfois, on est un peu désespéré. Tous les dix ans, on s'aperçoit qu'on a prêté à n'importe qui, n'importe comment, et après on sert la ceinture."

20h56 : "Je reste attaché à l'idée des trois tiers (un tiers pour les salaires, un pour les actionnaires, un l'investissement). J'ai demandé au patronat et aux syndicat de se mettre d'accord. S'ils n'avancent pas, je serai contraint d'avancer par la loi."

20h54 : "J'ai supprimé la taxe professionnelle parce qu'elle n'existait qu'en France. Nous étions le seul pays à faire ce choix insensé de taxer les investisseurs."

20h52 : "La Clio 4, pour la partie vendue en France et dans la périphérie de notre pays, sera construite à Flins."

20h51 : "La stratégie de Renault des dix dernières années, je ne l'accepte pas. Car le tiers des salariés est en France, les deux tiers à l'étranger. Je ne l'accepte pas et je ne l'accepterai jamais."

20h48 :Pierre Le Menahes, ouvrier de la filière automobile, syndicaliste CGT, 51 ans, cite l'exemple de son entreprise, sous-traitante de Renault, menacée de fermeture avant que la lutte sociale ne change la donne. Il met en cause la politique économique et sociale du chef de l'Etat. "En 2009, nous n'avons jamais vendu autant de voitures depuis 10 ans. Nous avons été les premiers à instaurer la prime à la casse."

20h43 : "Le chômage va commencer dès cette année à baisser."

20h42 : "Il faut qu'on rapproche la formation professionnelle du besoin des entreprises. Il faut plus de travail pour plus de croissance, baisser les charges pour que les jeunes coûtent moins chers aux entreprises."

20h40 : A Nathalie Perriot, 25 ans, bac +5 au chômage : "La France résiste plutôt mieux que les autres à la crise. On a quand même pris 450.000 chômeurs de plus. C'est en train de tourner. Dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez le chômage reculer dans notre pays. Le problème, c'est qu'on a fait le choix du partage du travail plutôt que celui de la croissance. Le choix des 35 heures aura été catastrophique en terme de salaires, d'emploi."

20h35 : le chef de l'Etat a rejoint le plateau où l'attendent 11 Français choisis par TF1.

20h30 : sur Clearstream, Nicolas Sarkozy s'en tient à la déclaration suivante : "Que la justice fasse son travail et dise ce qu'elle pense."

20h27 : "Je ne prendrai pas part à la campagne des élections régionales. Ce n'est pas le rôle du président de la République. (...) Je tiendrai compte du message des Français."

20h26 : Il n'y aura pas de soldats combattants supplémentaires en Afghanistan.

20h25 : "J'irai vraisemblablement en Haïti".

20h22 : au sujet des retraites, "avant la fin de l'année, nous aurons pris les décisions qui s'imposent. Je garantirai le régime des retraites. Je ne changerai pas le régime par répartition qui fait la solidarité entre les générations par un système où tout le monde épargne de son côté. Ce n'est pas une affaire de gauche et de droite. Je souhaite qu'il y ait le plus grand consensus possible sur la question. La seule piste que je ferme tout de suite, c'est celle qui consisterait à baisser les pensions de retraite. Elles sont trop basses."

20h20 : "Je pense que le débat sur l'identité nationale se passe tout à fait dignement et est tout à fait utile."

20h18 : au sujet des clandestins débarqués en Corse, "nous verrons de quel pays ils viennent, et nous les raccompagnerons chez eux. Car si on ne le fait pas, tous les esclavagistes, tous les assassins continueront d'envoyer des migrants chez nous".

20h16 : "Henri Proglio se contentera, et c'est bien suffisant, de son salaire chez EDF. Il aura le 23e salaire de France pour la 2e entreprise de France."

20h15 : Nicolas Sarkozy a pris place face à Laurence Ferrari. Il répondra d'abord aux questions de la présentatrice du 20 heures de la première chaîne, puis aux questions d'une dizaine de Français choisi par TF1.