L'équipe-type du quinquennat

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L'équipe-type du quinquennat
@ MICKAËL ROBIN / EUROPE 1
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INFOGRAPHIE - Europe1.fr a reconstitué l'équipe du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

François Fillon : c’est un gros travailleur. Comme tous les gardiens, il répète ses gammes, ses sorties, les bons gestes. Discret, il fait le boulot sans demander son reste. Son profil est comparable à celui d’un Mickaël Landreau. Il prend des coups mais se relève à chaque fois. Il donne tout pour l’équipe mais il est rarement récompensé. Sa cote de popularité est toujours très haute et ça énerve souvent son capitaine.

Claude Guéant : première qualité, fidèle. Depuis son accession au pouvoir, Claude Guéant s’est toujours battu pour son gardien, quitte à mettre son corps en opposition sur les actions dangereuses. Comparable à un Carles Puyol (exception faite de la chevelure folle) condamné à rester dans l’ombre des stars de l’équipe, il a su provoquer son destin. Le défenseur du Barça a envoyé l’Espagne en finale de la Coupe du monde grâce à une tête géniale contre l’Allemagne, le 7 juillet 2010. Guéant a suivi l’exemple. Sept mois plus tard (le 27 février 2011), il force la porte de la place Beauvau.

Eric Woerth : comment ne pas rendre hommage au Jérémy Toulalan du gouvernement. Bouc-émissaire des journalistes-arbitres, il ne bronche jamais et défend son équipe. Habituellement, il joue un peu plus haut. Mais Nicolas Sarkozy a choisi de le replacer en défense centrale pour lui servir de bouclier dans l’affaire Bettencourt. Même après son départ forcé du gouvernement, il n’a rien dit. Un joueur prêt à se sacrifier pour le collectif, c’est indispensable.

Brice Hortefeux : latéral droit inusable, son apport offensif a été très important pendant le quinquennat. Son modèle, Christophe Jallet. Comme lui, il n’hésite jamais à monter et mettre la semelle quand la tension monte. Comme lui, il est contre la taxe à 75% proposée par François Hollande.

Fadela Amara : sur son aile gauche, elle est intenable. Grandes courses vers l’avant, grigris et gestes techniques « joga bonito » qui déstabilisent la défense adverse. Comme les pralines de Roberto Carlos, une fois sur dix, ça va au fond. Sarkozy a essayé de recadrer cet électron libre à plusieurs reprises. Mais rien n’y fait, Fadela l’insoumise n’écoute pas les consignes. Récemment, elle a même dit qu’elle voterait pour Hollande.

Michèle Alliot-Marie : son atout, la polyvalence. Comme un bon milieu, elle peut jouer à tous les postes (en Défense, à l’Intérieur, aux Affaires étrangère, …). Elle mouille le maillot pour son équipe sans compter. Mais c'est aussi le joueur qu'on met sur le banc au moindre problème dans l'équipe. Un petit excès en Tunisie, et exit Michèle. 

Roselyne Bachelot : plutôt culotté de la mettre à ce poste. Ah bon ? Pas tant que ça. Avec son grand gabarit, elle pèse sur les défenses adverses. Et puis, Roselyne, c’est le talent à l’état pur. Quand tous les joueurs veulent les derniers crampons High-tech, elle fait des passements de jambe incroyables avec des Crocs roses. Chapeau l’artiste.

Nicolas Sarkozy : eh oui, c'est lui le "boss", le capitaine. Comme de nombreux numéros 10 très superstitieux, Nicolas Sarkozy a ses petites habitudes, des tocs qu’il doit répéter avant chaque match : le stylo qu’il capuchonne et décapuchonne en permanence, son incontournable assiette de chouquettes dans sa loge, les haussements d’épaules… Mais on lui pardonne tous ses grigris et ses excès, normal pour la star de l'équipe. Et le détail qui tue, comme capitaine Beckham, il a sa wag à la maison.

Eric Besson : sur son aile gauche, il se dépense énormément. Quand son capitaine lui confie une mission, il accepte sans broncher. Son gros défaut, les centres. A l’instar de Jérôme Rothen à Paris, il est parfois maladroit. Son capitaine lui a aussi reproché de tweeter un peu trop après les matches.

Frédéric Lefebvre : teigneux, jamais battu, il court sur tous les ballons et fait le pressing très haut. Son modèle : Mathieu Valbuena. A force de critiquer la gauche, le capitaine a fini par lui filer une récompense (secrétaire d’Etat au commerce). Un peu comme Valbuena, c’est un artiste incompris, une sorte de Zadig et Voltaire de la politique.

Nadine Morano : Nadine, ce n’est pas une vulgaire Brandao qui marque une année sur deux en Coupe de la Ligue. Véritable renard des surfaces, elle ne rate jamais une occasion pour piquer au vif l’adversaire. Efficace en contre et pas maladroite de la tête. Signe particulier : comme Ronaldinho, Nadine adore la samba et n’a rien contre un petit slam.

Remplaçants : David Douillet (comme Gignac, il est trop lourd pour jouer toute une rencontre mais il peut faire la différence sur un malentendu), Frédéric Mitterrand (comme Figo, passé du Barça au Real, il faut toujours avoir un opportuniste dans une équipe), Nathalie Kosciusko-Morizet (un peu jeune, mais très bon joker dans le money-time), Alain Juppé (il peut apporter son expérience, notamment en Coupe d’Europe, pour les matches importants).