L'Elysée recrute un conseiller pour le commerce extérieur

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L'Elysée recrute un conseiller pour le commerce extérieur
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INFO E1 - Le président se tourne vers l’étranger pour trouver les points de croissance qui le feront remonter dans les sondages.

Si François Hollande est au plus bas dans les sondages -, sa côté de popularité varie de 24% à 28% selon les instituts de sondages, il ne change pas de cap et plutôt que de remanier, il enrichit ses équipes. Selon les informations d'Europe1, le président de la République a engagé un conseiller spécialiste du commerce extérieur. L’arrivée de Jacques Barberis, spécialiste du commerce extérieur, montre que le locataire de l’Elysée sait que sort se joue sur l’économie. Et qu’il faudra aller chercher les points de croissance partout où ils se trouvent.

Jacques Barberis, un crack venu de Bercy. La transmission avait du mal à passer entre les bureaux du ministère du commerce extérieur Nicole Bricq et l’Elysée. Mais la connexion vient d’être rétablie : Jacques Barberis est débarqué de Bercy pour venir grossir les rangs des conseillers de François Hollande. Sa mission : aller chercher à l’étranger la croissance en exportant la marque France.

Le salut de l’économie par le commerce extérieur. La balance commerciale française est dans le rouge. En septembre, son déficit est de 5,8 milliards d'euros, en hausse par rapport à août (5,1 milliards d’euros). Un mieux de six milliards par rapport à 2012 qui ne satisfait pas le gouvernement. Les entreprises françaises peinent à conquérir de nouveaux marchés, alors l’Elysée veut assurer le service avant vente.

De juteux marchés en perspective. La semaine dernière, François Hollande a reçu une délégation mexicaine. Le pays veut équiper 98% de son territoire en 4G et ça tombe bien, Alcatel a le savoir-faire. La semaine prochaine, le chef de l’Etat sera en Israël. Il participera à un forum économique sur les nouvelles technologies. Et représentera toutes les starts-up françaises qui aimeraient s’installer dans la Silicon Valley israélienne. Enfin, le président tentera de réussir ce que tous ces prédécesseurs ont raté : vendre des Rafales. François Hollande ira directement voir où en sont les négociations au Brésil. De l’aveu d’un proche du chef de l’Etat : "on en a marre des mauvaises nouvelles, si on pouvait annoncer un gros contrat rapidement ça ferait du bien à tout le monde".

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