L'élu avait-il une combine anti-radars ?

  • A
  • A
L'élu avait-il une combine anti-radars ?
Le Président du conseil régional de Languedoc-Roussillon aurait trafiqué ses plaques d'immatriculations.@ MAXPPP
Partagez sur :

Les plaques d'immatriculation du président de Languedoc-Roussillon étaient en partie "effacées".

Une étrange découverte a été réalisée sur la voiture du président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon. Le journal Midi Libre a révélé que sur les plaques d'immatriculation avant et arrière de la voiture de fonction de Christian Bourquin, l'intérieur de la lettre B avait disparu, comme si quelqu'un avait cherché à les rendre "inflashable" par un radar. Depuis, les plaques ont été changées et Christian Bourquin en a même profité pour remercier les journalistes. Évitant au passage que la polémique ne prenne plus d'ampleur.

Modifier sa plaque d'immatriculation pour échapper aux contrôles radars, la pratique est bien connue chez les automobilistes qui ont tendance à dépasser les limites de vitesses. La technique est simple: il suffit de gratter un B ou un R est le tour est joué. La plaque n'est alors plus totalement lisible lors d'un contrôle par radar. Une pratique évidemment interdite : l'automobiliste est passible d'une amende dont le montant a été majoré à 135 euros en 2011.

"Je ne suis pas au courant"

Dans le cas de Christian Bourquin, ses chauffeurs, qui effectuent 10.000 kilomètres par mois, ont-ils eu peur pour leur permis et se seraient ainsi livrés à ce petit "bricolage" ? C'est une des hypothèses avancées par les journalistes de Midi Libre.

Lorsque des journalistes lui ont fait la remarque en marge d'un déplacement à Nîmes, Christian Bourquin a déclaré : "je ne suis pas au courant mais je vais y remédier". C'est désormais chose faite. Au passage, le président de la région Languedoc-Roussillon a fait savoir qu'il apprécierait que les fabricants créent des plaques plus résistantes... aux rouleaux des lavages automatiques.