L’agresseur de Charlotte doit quitter Asnières

  • A
  • A
L’agresseur de Charlotte doit quitter Asnières
Agressée par son voisin: la cour d'appel ordonne l'éloignement de l'auteur@ MAXPPP
Partagez sur :

La cour d’appel de Versailles a ordonné une mesure d’éloignement pour deux ans.

"Enfin une décision de justice juste !", s’est exclamée Charlotte, lundi. La cour d'appel de Versailles venait alors de prononcer à l'encontre de l’homme qui l’avait agressée sexuellement, en 2008 à Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, une interdiction de "paraître" dans cette ville.

La jeune femme a expliqué que son agresseur s’était "jeté" sur elle le 27 novembre 2008, lui "agrippant tout le bas du corps", alors qu'elle venait de sortir du métro et regagnait son domicile. Dix mois après son agression, la victime s'était rendu compte que l'homme habitait à l'époque chez sa compagne, dans le même immeuble qu'elle.

Une mesure d'éloignement de deux ans

Cette mesure d'éloignement, pour une période de deux ans, était réclamée par la victime, qui s'est dite "soulagée" à l'issue du prononcé de l'arrêt. "Mais je trouve dommage d'avoir dû batailler durant quatre mois pour une cause juste. J'espère qu'à l'avenir l'éloignement sera systématiquement prononcé dans les cas d'agression sexuelle", a poursuivi cette assistante marketing de 25 ans.

La cour a également confirmé le jugement de première instance de septembre dernier, qui infligeait à l’agresseur de Charlotte, déjà condamné en 2009 pour d'autres agressions sexuelles dans le métro, une peine de quatre mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve, comprenant notamment une obligation de soins.

Absent pour le prononcé de la peine en appel, l'homme avait déjà "déménagé mi-décembre en région parisienne, hors des Hauts-de-Seine", avait assuré à l'audience en janvier son avocat, Me Emmanuel Marsigny.