L’affaire Greenpeace continue d’agiter l’Assemblée

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L’affaire Greenpeace continue d’agiter l’Assemblée
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"Trois de nos députés ont vu leur bonne foi abusée", a fait savoir le groupe socialiste, en réponse à certaines accusations.

Comment des militants de Greenpeace ont-ils réussi, sans se faire remarquer, à entrer au sein de l’Assemblée nationale ? La question agite depuis mercredi soir l’Hémicycle. Greenpeace assure avoir respecté la procédure normale. Le public peut en effet assister aux débats dans l'hémicycle en demandant des invitations, appelées "tickets de séance" aux députés. Selon le groupe PS à l'Assemblée, trois députés ont "vu leur bonne foi abusée" par les militants de Greenpeace qui leur avaient demandé de telles invitations.

"Il est de tradition que les députés de chaque groupe répondent favorablement aux demandes (…) Il est évidemment impossible de vérifier l'identité et les motivations de chaque demande, sauf à se transformer en enquêteurs ce qui n'est pas dans leur mission. Dans le cas présent, trois de nos députés ont vu leur bonne foi abusée en répondant à des demandes d'invitation sans que leurs interlocuteurs ne fassent mention de leur appartenance, ni évidemment de leurs motivations", a argumenté le groupe socialiste.

Bernard Accoyer, le président UMP de l’Assemblée, a lui mis en cause des députés Verts. "Il y aura certainement des suites qui vont être données, non pas pour les applaudissements mais pour, probablement, un certain nombre d'initiatives qui ont été prises et qui ont probablement facilité cette opération", a-t-il prévenu. Greenpeace aurait notamment entreposé du matériel dans le bureau de Noël Mamère, ce que le député Verts nie.

Une enquête va être lancée au sein de l’Assemblée nationale. Bernard Accoyer a annoncé qu’il avait déjà porté plainte contre Greenpeace. Le directeur général de Greenpeace France, Pascal Husting, a répondu que son organisation était "dans son rôle" avec ce coup d'éclat. "On aime Greenpeace pour ses actions", a également dédramatisé Daniel Cohn-Bendit jeudi sur Europe 1.