L’affaire Andrieux, une arme pour l’UMP ?

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L’affaire Andrieux, une arme pour l’UMP ?
@ MAX PPP
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Au PS qui attaque Woerth, l’UMP répond en citant le cas de cette socialiste mise en examen jeudi.

C’était le 7 avril dernier : le bureau de l’Assemblée nationale autorisait à l’unanimité la levée de l'immunité parlementaire de la députée PS Sylvie Andrieux, mise en cause dans une affaire de détournements présumés de fonds publics. Mardi, "l’affaire" Andrieux a fait son retour dans l’hémicycle. Au milieu du débat houleux autour de l’affaire Bettencourt-Woerth.

La charge à l’Assemblée a été menée par Claude Goasguen, député de Paris, qui a lancé à l’adresse des élus socialistes : "Occupez-vous de Marseille", une référence assez transparente à Sylvie Andrieux, élue des Bouches-du-Rhône. "Je pourrais interroger le gouvernement sur les socialistes des Bouches-du-Rhône...", a renchéri Guy Lefrand, député de l’Eure.

Quelques heures plus tôt, le député du Vaucluse, Thierry Mariani, avait été le premier à faire le lien entre les deux dossiers dans une interview au Figaro. A la question sans ambigüité "que vous inspire le PS qui donne des leçons au gouvernement sur l'affaire Woerth-Bettencourt et qui est empêtré dans ses propres affaires à Marseille ?", Thierry Mariani rétorquait : "avant de donner des leçons de moralité, Martine Aubry ferait bien de faire le ménage dans son propre parti".

Jeudi, Sylvie Andrieux, qui a déjà démissionné du Conseil régional, a été mise en examen pour complicité de tentative d'escroquerie et complicité de détournement de fonds publics et placée sous contrôle judiciaire. La socialiste est soupçonnée, alors qu’elle était en charge de la politique dans sa région, d’avoir fait verser 700.000 euros à des associations fictives pour attirer le vote de certains électeurs.

"La droite cherche à trouver une parité entre les affaires. Mais on ne peut pas comparer une affaire marseillaise avec une affaire d’Etat", se défend le député socialiste des Bouches-du-Rhône, Henry Jibrayel, interviewé par Europe 1. Michel Vauzelle, le président socialiste du Conseil régional, s’est quant à lui porté partie civile dans cette affaire.