Kouchner : Durban II "n’est pas du tout un échec"

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Kouchner : Durban II "n’est pas du tout un échec"
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La France, avec plusieurs pays européens, a boycotté lundi la Conférence de l'ONU sur le racisme à Genève, baptisée Durban II, après la diatribe antisémite du président iranien Ahmadinejad. Mais "ce n’est pas du tout un échec, c’est le début d’un succès", a assuré sur Europe 1 mardi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

"Nous n’avons pas quitté la conférence [de l'ONU sur le racisme à Genève NDLR] et nous y revenons", a assuré mardi, sur Europe 1, Bernard Kouchner. Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que la France, comme d’autres pays européens, avait momentanément boycotté les "insanités antisémites" duprésident iranien Mahmoud Ahmadinejad qui étaient "prévisibles". Mais il a assuré que Durban II n’était "pas un échec du tout". Assurant même : "c’est le début d’un succès".

"Nous pouvions choisir comme les autres de faire le gros dos et de ne pas y aller", a argumenté Bernard Kouchner. Mais "le vrai échec, c’est pour Ahmadinejad", a ajouté le chef de la diplomatie française, visiblement irrité.

Découvrez l'interview de Bernard Kouchner au micro de Jean-Pierre Elkabbach :


Selon lui, un accord sur un texte final devrait émerger dans les heures à venir avec des avancées importantes dans le domaine de la mémoire de l’holocauste, du droit des femmes ou des personnes atteintes du VIH. "Ca ne va pas fracasser le monde. Mais par rapport à Durban I c’est le jour et la nuit", a estimé Bernard Kouchner.

Revenant sur le périlleux exercice diplomatique en général, Bernard Kouchner a tenté une comparaison "sportive" : "192 pays, ça ne se manipule pas comme une partie de football qui est quand même le modèle de la canalisation des violences", a conclu le ministre des Affaires étrangères.