Karachi : la commission ne tranche pas

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Karachi : la commission ne tranche pas
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La commission parlementaire n’exclut pas de lien entre l’arrêt des commissions et l’attentat.

Les membres de la commission parlementaire chargée d’étudier les liens éventuels entre l’attentat de Karachi, qui tua 14 personnes dont 11 Français en 2002, et des commissions et rétrocommissions versées dans le cadre de vente d’armes, ne sont pas parvenus à se mettre d’accord. D’où des conclusions pour le moins prudentes, rendues publiques mercredi dans un rapport, qui se contente d’avancer différentes hypothèses, sans en privilégier aucune.

Le document fait ainsi apparaître un refus d’exclure l’hypothèse d’un lien entre l’attentat et l’arrêt du versement de commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan, arrêt décidé par Jacques Chirac après son accession à la présidence de la République en 1995. Mais dans le même temps, le document estime qu’il n'y a "pas de certitude" sur d'éventuelles rétrocommissions, qui aurait notamment permis de financer la campagne électorale d’Edouard Balladur, en 1995 toujours.

"La piste islamiste"

Le député UMP Yves Fromion, président de la commission, n’adhère pas à la piste du lien avec les ventes de sous-marins. "Il n’y a pas une chance sur 10.000 que ce soit ainsi. Ce sont deux affaires qui sont étrangères l’une à l’autre, mais on utilise l’attentat pour faire rouvrir le dossier de ventes des sous-marins Agosta", a affirmé l’élu du Cher au micro d’Europe 1. "Parce que certains pensent que dans le contrat de ventes, ils vont trouver la preuve qu’il y a eu un financement politique en France."

Ecoutez Yves Fromion :

Pour Yves Fromion, c’est la piste islamiste qui mérite d’être étudiée. "Tous les gens que nous avons rencontrés pensent que c’est la piste islamiste qui demeure la seule véritable hypothèse."