Juppé : "l’énorme bévue" d’Aubry

  • A
  • A
Juppé : "l’énorme bévue" d’Aubry
@ EUROPE 1
Partagez sur :

Il demande à la socialiste de s’excuser de l’analogie entre Nicolas Sarkozy et Bernard Madoff.

Comme ses collègues de la majorité, Alain Juppé s’est offusqué de ce qu’il considère comme une comparaison entre Nicolas Sarkozy et l’escroc américain Bernard Madoff, faite par Martine Aubry ce week-end. "C’est une énorme bévue et le visage le plus mesquin de la vie politique, alors que nous avons tant de défis à relever", a lancé le maire de Bordeaux lundi sur Europe 1. "Si c’est une tactique, c’est gravissime. "

"Il y a parfois dans la vie politique cette obsession des petites phrases pour faire parler de soi. C’est petit et ce n’est pas comme ça que nous réconcilierons les Français avec l’engagement politique. Nous avons tellement de choses à faire." Et l’ancien Premier ministre d’asséner : "Pour s’en sortir, je crois que madame Aubry devrait tout simplement présenter ses excuses et après on pourrait passer aux choses sérieuses."

Ecoutez l'intégralité de l'interview :

"Le PS se trompe"

Les choses sérieuses, ce sont par exemple la réforme des retraites. Sur ce dossier aussi, Alain Juppé rejoint ses collègues de la majorité, notamment sur le report de l’âge légal du départ à la retraite, aujourd’hui à 60 ans. "Lorsque la durée de vie augmente, l’âge de départ à la retraite ne peut plus être un tabou", a déclaré le maire de Bordeaux, qui s’en est pris, là aussi, au Parti socialiste. "Quand le Parti socialiste nous explique qu’il faut augmenter les cotisations salariales et patronales, je crois qu’il se trompe."

L’ancien Premier ministre a développé : "augmenter les cotisations patronales, c’est dégrader la compétitivité de nos entreprises, alors qu’elle est soumise à rude épreuve. Augmenter les cotisations salariales, c’est réduire le pouvoir d’achat, alors que la situation est déjà très tendue de ce point de vue". Quant au référendum sur le sujet, appelé de ses voeux notamment par Ségolène Royal et Martine Aubry : "dans une réforme aussi compliquée, la discussion parlementaire est irremplaçable. Vouloir recourir à un référendum, c’est trouver une échappatoire pour éviter d’avoir à assumer ses responsabilités."