Jungle de Calais : Xavier Bertrand tacle Laurent Wauquiez

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Jungle de Calais : Xavier Bertrand tacle Laurent Wauquiez
Xavier Bertrand a fait savoir lundi son désaccord avec Laurent Wauquiez sur la répartition des migrants de la jungle de Calais@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Le président des Hauts-de-France a dit lundi attendre de sa famille politique "des solutions, pas des pétitions".

La pétition lancée vendredi dernier par Laurent Wauquiez contre la répartition des réfugiés de la Jungle de Calais dans le reste de la France n'a pas plu à Xavier Bertrand. Le président des Hauts-de-France a même tweeté lundi pour faire connaître son désaccord, démontrant ainsi que la question migratoire divise au sein même des Républicains.

"Un silence assourdissant". Lundi, Xavier Bertrand a posté sur Twitter : "démantèlement de la jungle de Calais : j'attends de ma famille politique des solutions, pas des pétitions". De plus, il a déclaré lors de sa conférence de presse de rentrée "attendre des candidats à la primaire" de droite qu'ils disent "concrètement comment, eux, envisagent le démantèlement et l'après-démantèlement, parce que, pour l'instant, c'est un silence assourdissant". "Si on me disait 'il faut accueillir chez vous un nouveau Calais', j'aurais la même réaction, sauf qu'il ne s'agit pas de ça", a-t-il expliqué. "Je veux le démantèlement, mais je ne veux certainement pas que des maires connaissent les mêmes problèmes que ceux que nous connaissons à Calais parce que le drame de Calais est épouvantable", a ajouté le président de la région.

Pour Wauquiez, le problème "est propagé, "pas résolu". Trois jours auparavant, Laurent Wauquiez, président par intérim des Républicains, avait lancé directement sur le site de son parti une pétition intitulée "Non au plan de Cazeneuve de répartition des migrants de Calais dans nos régions". "N'ayant plus aucune solution à offrir aux Calaisiens pour résoudre la crise migratoire, il (le gouvernement, ndlr) se contente de disperser dans les régions de France les migrants, ce qui revient à propager le problème et non à le résoudre", y explique celui qui est aussi président de la région Rhône-Alpes-Auvergne.