Jean-Vincent Placé dénonce "le productivisme à l'ancienne" de Montebourg

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Jean-Vincent Placé dénonce "le productivisme à l'ancienne" de Montebourg
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Le sénateur écologiste était l’invité de Serge Moati dans PolitiqueS, sur LCP.

Jean- Vincent Placé l'avoue, il est un homme heureux "là où il est". Interrogé par Serge Moati dans l'émission PolitiqueS sur LCP, en partenariat avec Europe 1 et Dailymotion, le président du groupe EELV au Sénat assure n'avoir "aucune aigreur" de ne pas être entré au gouvernement. Tout en laissant tout de même la porte ouverte : "C'est à François Hollande et Jean-Marc Ayrault de décider de leurs équipes et y a aucun problème, aucune aigreur et je suis vraiment heureux où je suis."



 
 Heureux où il est, soit, mais il ne se prive pas pour autant de donner des leçons au gouvernement. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif ? "Je n'ai aucun problème avec lui !", assure-t-il, mais quand même : "quand on va un peu insulter comme il l'a fait les patrons de Peugeot, le combat de Goodyear de cette façon là, ca n'a pas de sens. Ca sert à quoi de courir comme ca, à chaque fois d'annoncer des repreneurs, y a pas de repreneur (...) Je ne vois pas quelle est sa ligne directrice, quelle est sa stratégie." Delphine Batho, la ministre de l'Ecologie ? "Je crois quand même qu'avoir un ou une écolo à ce ministère, cela aurait plus de poids politique au sein du gouvernement y compris le débat mené aujourd'hui avec le productivisme à l'ancienne d'Arnaud Montebourg, il y aurait peut-être un équilibre."
 
 En attendant une quelconque promotion, Jean-Vincent Placé entend néanmoins imposer sa ligne idéologique chez les Verts, face à ceux qui le traitaient il y a peu de "petit Richelieu", à l'image de Daniel Cohn-Bendit, qu'il égratigne au passage : "On a eu un combat politique, qui était pour le coup assez idéologique [...] Lui est plutôt, à l'allemande, pour des accords avec le centre, et moi je suis pour la gauche avec le Parti communiste français, derrière il y a des valeurs, des lignes politiques, et je crois que c'est plutôt la mienne qui prévaut aujourd'hui chez les Verts".