Patrimoine : "Je n'ai pas à me justifier", répond Jean-Marie Le Pen

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Interrogé dans Europe Soir, Jean-Marie Le Pen a rejeté le rapport de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique sur sa déclaration de patrimoine.

INTERVIEW

Marine et Jean-Marie Le Pen sont accusés par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique d'avoir sous-évalué leur patrimoine immobilier. Jean-Marie Le Pen a rejeté en bloc ces accusations dans Europe Soir, lundi. Pour le président d'honneur du Front national, c'est la thèse du complot qui est clairement privilégiée. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique est "dirigée par un ancien procureur général à la retraite, un militant socialiste connu", a-t-il avancé, affirmant qu'elle n'était, de fait, "pas objective". "J'ai des doutes sur son indépendance (...) C'est politique", a-t-il déclaré.

"Présumés innocents". Jean-Marie Le Pen, qui a expliqué avoir eu connaissance de ces accusations par la presse, a dénoncé des "procédés de harcèlement républicain". Rappelant que lui et sa fille étaient jusqu'à présent "présumés innocents", le président d'honneur du Front national a estimé que cette affaire, si elle était jugée, ne compromettrait pas la candidature de Marine Le Pen en 2017. "Si ça la remettait en cause, ça déclencherait la révolution", a-t-il estimé. "Heureusement qu’on a supprimé la peine de mort, sinon on était bons pour le poteau !", a-t-il lâché dans un éclat de rire.

"Je n'ai pas à me justifier". Jean-Marie Le Pen a battu en brèche sur le montant estimé de ses biens immobiliers. "C'est mon problème, je n'ai pas à m'en justifier", a-t-il lancé, martelant qu'il n'y avait "pas de preuve de malveillance ou de dissimulation", de sa part. "J’ai déclaré les parts dont j’étais propriétaire, si la Haute Autorité n’a pas la même évaluation que moi, c’est son problème".

Jean-Marie Le Pen a d'ores et déjà annoncé sa volonté de déposer "deux recours, dont un devant le Conseil d'Etat", tout comme sa fille Marine Le Pen.