Jean-Marie Le Pen menace sa fille d'agir "en dehors" du FN

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Jean-Marie Le Pen menace sa fille d'agir "en dehors" du FN
@ JOEL SAGET / AFP
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Pour Jean-Marie Le Pen, "quelques rats" se sont essayés "au grignotage du parti, l'un voulait supprimer le nom Front national, l'autre le défilé du 1er mai..." 

L'ancien président du Front national Jean-Marie Le Pen a menacé mardi d'agir "en dehors" du FN si la présidente du parti, Marine Le Pen, ne faisait rien contre "la faille" dans le mouvement, qui suscite "les ambitions chez de potentiels candidats".

Une lettre ouverte à sa fille en vue de 2017. "Il faut refermer au plus tôt la faille ouverte qui, déjà, suscite les ambitions chez de potentiels candidats qui, par leur seule présence, menaceraient vos chances de figurer au second tour", a affirmé Jean-Marie Le Pen dans une lettre ouverte à sa fille, avec en vue l'élection présidentielle de 2017. "Si notre démarche n'aboutit pas, conscients des terribles dangers qui menacent notre parti, nous ne baisserons pas les bras, et agirons alors et à regret en dehors du Front national", avertit Jean-Marie Le Pen en conclusion de son courrier.

La victoire en 2017 exige une unité sans faille" du parti. Le co-fondateur du parti, qui signe en tant que "président d'honneur du Front national", qualifie le "retrait stratégique de l'espace médiatique" de Marine Le Pen de "risque" potentiellement "irréversible". Dans cette lettre, Jean-Marie Le Pen dit avoir "le sentiment d'avoir au long de cette année tout fait pour aider à l'unité" du parti et qu'il voit en cet avertissement "un dernier effort". "Le sursaut de la France ne peut être espéré que de la victoire préalable du candidat national, et celle-ci exige une unité sans faille du Front National, fer de lance de la nécessaire majorité patriotique", ajoute-t-il.

"Quelques rats" se sont essayés "au grignotage" du FN. Revenant sur le séminaire, qui a vu les dirigeants du FN se réunir à huis clos pendant deux jours et demi dans l'Essonne début février, il écrit que "quelques rats" se sont essayés "au grignotage, l'un voulait supprimer le nom Front national, l'autre le défilé du 1er mai..." Exclu de son parti fin août à la suite d'une crise de plusieurs mois, notamment pour ses propos réitérés sur les chambres à gaz, Jean-Marie Le Pen avait alors déjà beaucoup critiqué le Front national. Il n'avait pas pu se présenter pour l'élection régionale en PACA, mais avait cependant appelé à voter FN partout aux régionales.