Jean-Marie Le Pen lance son mouvement "Jeanne, au secours"

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Jean-Marie Le Pen lance son mouvement "Jeanne, au secours"
@ JOEL SAGET / AFP
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Banni du Front national en août dernier, Jean-Marie Le Pen a lancé mardi sa nouvelle association. Baptisée "Jeanne, au secours", elle entérine la fracture annoncée avec Marine Le Pen.

Continuer à peser, coûte que coûte. Jean-Marie Le Pen a présenté mardi son nouveau mouvement "Jeanne, au secours". "Pas au secours de ma personne mais au secours de la France et des Français", a précisé le cofondateur du Front national, dont il a été exclu en août dernier. 

Ce nom de baptême est une référence à l'appel qu'il avait lancé le 1er mai 2015, lors de la traditionnelle manifestation du FN : Jean-Marie Le Pen, dont les relations étaient à l'époque déjà très tendues avec les dirigeants du parti, s'était écrié "Jeanne, au secours !" devant la statue de la Pucelle d'Orléans place des Pyramides, à Paris, sous l’œil des caméras de télévision.

Rassemblement le 1er mai. "Nous allons lancer un comité national 'Jeanne au secours' pour mobiliser le maximum de monde pour le 1er mai", a donc annoncé mardi Jean-Marie Le Pen, qui n'a pas manqué de réagir à l'annulation du défilé du FN pour cette date. "La reculade du Front national face à Daech le 1er mai est indigne et inacceptable", a-t-il asséné lors de sa conférence de presse. L'ancien président du Front national souhaite "qu'une masse de Françaises et de Français se rassemble pour témoigner par leur présence du refus de la menace Daech". Mais, prévient-il : "il n'y aura pas de place pour les pleutres et pour les lâches."

"La France mobilisée". L'autre critique adressée au FN concerne son nouveau slogan, "La France apaisée". "Nous ne sommes pas la France apaisée mais la France mobilisée", a-t-il lâché, rappelant par ailleurs que son objectif est de "consolider au FN la ligne qui a été la sienne pendant 40 ans".

"Quand on est en guerre, il faut s'attendre à être attaqué". Appelé à réagir sur les attentats à Bruxelles, Jean-Marie Le Pen a déclaré : "quand on est en guerre, il faut s'attendre à être attaqué. La Belgique est imprégnée d'immigration. Les terroristes évoluent dans leurs quartiers comme des poissons dans l'eau".