Jean-Marie Le Guen : sans accord avec la Grèce, "c'était le chaos économique"

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Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement était l'invité d'Europe 1, mardi.

Invité de Jean-Pierre Elkabbach, mardi sur Europe 1, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, a salué l'accord trouvé lundi sur le dossier grec. "S'il n'y avait pas eu d'accord, si Tsipras ne signe pas, c'est le chaos économique, c'est l'effondrement social total du peuple grec", a estimé Jean-Marie Le Guen. "C'est bien évidemment une voie très difficile qu'il a choisie, mais c'est la seule voie possible".

Alexis Tsipras, "un homme d'Etat". Pour Jean-Marie Le Guen, le Premier ministre grec Alexis Tsipras "s'est révélé un homme d'Etat, il a pris sa part de la responsabilité". "C'est dur aussi parce que pendant des années, il n'y a pas eu de réformes en Grèce", a-t-il observé, concédant également que "les créanciers ont été très exigeants".

"L'alternative, c'était le chaos économique", a martelé Jean-Marie Le Guen, en s'attaquant au Front national : "ce que propose par exemple Mme Le Pen, qui poussait les Grecs à sortir de l'euro, ce n'est rien d'autre que le chaos, ce qu'elle propose d'ailleurs pour la France".

"François Hollande a eu une ligne claire depuis le début". "Non seulement la Grèce reste dans la zone euro, mais la zone euro, d'une façon peut-être encore insuffisamment nette et claire, tend la main à la Grèce pour qu'elle retrouve une économique compétitive", a également souligné Jean-Marie Le Guen. Le secrétaire d'Etat a salué le rôle de François Hollande dans les négociations. "François Hollande, depuis le début, a eu une ligne claire, c'était à la fois refuser la sortie de la Grèce et maintenir l'axe franco-allemand", a assuré Jean-Marie Le Guen. "Alors que la droite n'a cessé de tergiverser, de critiquer, il a obtenu un résultat diplomatique".

"C'est un moment où la France, par son indépendance et sous la conduite de François Hollande, est en train de marquer l'histoire", a insisté Jean-Marie Le Guen, citant l'accord sur la Grèce, mais aussi les négociations sur le nucléaire iranien. "Il y a une position forte de la France qui est à l’œuvre au plan international", a ajouté le secrétaire d'Etat.