VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon : Carlos Ghosn, "un patron qui coûte très cher" et qui pourrait être remplacé

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Invité de la matinale spéciale élection présidentielle d'Europe 1 mercredi, Jean-Luc Mélenchon a réagi aux récentes accusations portées sur le groupe Renault.

INTERVIEW

Est-on à l'aube d'un scandale similaire à celui qu'a connu Volkswagen ? La justice suspecte Renault d'avoir trompé ses clients sur le véritable niveau de pollution de ses moteurs diesel. "Si le scandale est avéré, je ne peux pas approuver l’idée qu’un quelconque responsable décide sciemment de violer la loi, et de mentir au pays dans lequel la production se fait. Qui accepterait une chose pareille ?", a réagi Jean-Luc Mélenchon, mercredi, dans la matinale spéciale d'Europe 1.

"Peut-être qu'il y a des patrons qui coûtent moins cher". Le patron de Renault, Carlos Ghosn, devrait-il quitter ses fonctions, si ces accusations étaient justifiées et prouvées ? Jean-Luc Mélenchon y répond à demi-mot. "Monsieur Carlos Ghosn coûte très cher, c’est un patron qui coûte vraiment très cher", a insisté le candidat de la France insoumise. "Peut-être qu’il y a des patrons qui coûtent moins cher et qui pourraient être aussi performants que lui. Ça ne m’a pas l’air si difficile que ça", a-t-il avancé. S'il était président de la République, Jean-Luc Mélenchon assure que "Renault serait puni", si les soupçons de la justice étaient confirmés. "Naturellement, l’État (actionnaire du groupe de construction automobile, ndlr) ne peut pas approuver l’idée qu’on viole la loi", insiste-t-il.

Pour une moralisation des entreprises. Citant les soupçons qui pèsent sur le groupe de construction LafargeHolcim, qui a reconnu avoir conclu des arrangements avec un certain nombre de groupes armés pour sécuriser sa cimenterie en Syrie, Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour une moralisation des sociétés. "Les entreprises doivent réapprendre l’idée qu’il y a une morale collective", estime-t-il.