Jean-François Copé prône l'abolition du droit du sol

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Jean-François Copé prône l'abolition du droit du sol
@ FRED DUFOUR / AFP
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Dans une interview au Figaro, Jean-François Copé, candidat qualifié pour la primaire à droite, explique vouloir supprimer le droit du sol pour le remplacer par une "nationalité d'adhésion".

Jean-François Copé, un des neuf candidats à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle de 2017, prône l'abolition du droit du sol pour l'acquisition de la nationalité française, dans une interview
publiée samedi par Le Figaro.

En peine dans les sondages. "Assez d'hypocrisie : le droit du sol tel qu'on le connaît a vécu", déclare l'ancien-dirigeant de l'UMP, dont le parti Les Républicains (LR) est l'héritier. Les sondages ne lui donnent à ce jour aucune chance d'atteindre le second tour de cette primaire, pour laquelle le maire de Bordeaux, Alain Juppé, et l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy restent de très loin les favoris. Jean-François Copé n'en énumère pas moins les mesures qu'il prendrait, notamment par ordonnance, après l'installation d'une nouvelle majorité s'il était élu le printemps prochain.

Interdiction du port du voile. "Si je suis élu président, je supprimerai le droit du sol pour le remplacer par une nationalité d'adhésion", déclare-t-il. "L'enfant né en France de parents étrangers ne pourra pas devenir français à 18 ans s'il ne démontre pas une adhésion aux valeurs de la France, un comportement exemplaire, un casier judiciaire vierge et la maîtrise de la langue française." En matière de lutte contre la radicalisation islamiste, Jean-François Copé déclare qu'il interdirait le port du voile dans tous les établissements publics et imposerait "l'obligation pour les imams d'avoir un diplôme de laïcité en français".

Augmentation des effectifs des forces de l'ordre. "Un délit sera créé pour sanctionner durement tous les actes, propos ou comportements relevant de l'islamisme radical", ajoute le maire de Meaux. Il propose par ailleurs l'embauche de 50.000 policiers, gendarmes, magistrats, gardiens de prisons et militaires.