Jean-Daniel Lévy : "Il y aura une tension autour des vœux exprimés par François Hollande"

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Le fait que François Hollande ne se présente pas à sa propre succession donne une tonalité particulière aux vœux pour la nouvelle année. Ils devraient en être d'autant plus scrutés.

INTERVIEW

Fin d'année, derniers vœux. Samedi 31 décembre, François Hollande prononcera à partir de 20h ses traditionnels vœux aux Français. Jean-Daniel Lévy, directeur du département Politique & Opinion chez Harris Interactive, était l'invité de l'émission C'est arrivé demain pour évoquer ce moment particulier.

Aussitôt vu, aussitôt commenté. A la différence d'anciens présidents sortants pour lesquels planait encore "un petit doute sur leur intention de se représenter", ces vœux se distingueront justement parce qu'"on sait que ce sera ses derniers", indique le spécialiste. Et même si les Français sont critiques vis à vis de la vie politique et que le soir du 31 est en général consacré à la fête, Jean-Daniel Lévy souligne "le nombre très important de Français qui regardent les vœux du Président de la République et qui vont être amenés à les commenter le soir-même ou le lendemain."

Marquer les esprits. Les vœux de François Mitterrand pour l'année 1995 sont restés dans les mémoires. Il se pourrait que François Hollande tente à son tour de marquer les esprits. "Le fait qu'il ait renoncé à la prochaine élection présidentielle amène à modifier un peu le regard des Français à son égard." Les spectateurs devraient être plus "attentifs" et les commentateurs "avoir un regard plus acéré. Il y aura forcément une tension autour des vœux qui vont être exprimés."

Attente de sécurisation. Cette élocution du 31 décembre devrait donc être très suivie, voire attendue. "Le simple fait de parler de François Hollande créait une forme de crispation dans l'opinion il y a quelques semaines. Elle est aujourd'hui beaucoup moins nette." Deux éléments seraient attendus par la population dans les mois à venir selon le spécialiste : "un magistère moral en prenant un peu de hauteur" et de la "sécurisation".