"Je n’ai pas de raison d’être inquiet"

  • A
  • A
"Je n’ai pas de raison d’être inquiet"
Jean-Paul Huchon s'est dit "pas inquiet", dans l'attente de la décision du Conseil d'Etat.@ EUROPE 1
Partagez sur :

Jean-Paul Huchon assure ne pas avoir "violé la loi" lors de la campagne des régionales.

Dans la tourmente, Jean-Paul Huchon est pourtant confiant. Le président de la région Ile-de-France a assuré samedi matin sur Europe 1 ne pas avoir "de raison d’être inquiet parce que la campagne (des régionales, ndlr) rentrait dans une jurisprudence constante. Elle était la même, avec le même visuel, les mêmes moyens et la même semaine" que lors de l’élection précédente. "Je n’ai pas violé cette loi", a-t-il plaidé.

Jean-Paul Huchon acceptera la décision

Le socialiste Jean-Paul Huchon est menacé par le Conseil d’Etat de l’annulation de sa réélection à la tête de l’Ile-de-France. Le rapporteur public met en cause le fait qu’il n'avait pas intégré dans ses comptes une campagne de publicité sur les transports en Ile-de-France organisée quelques mois avant les régionales.

Le président de la région francilienne s’est "félicité" samedi matin de la réouverture de l’instruction "pour entendre les deux parties". Jean-Paul Huchon a ensuite expliqué qu’il prendrait acte de la décision du Conseil d’Etat, car "de toutes manières, il n’y a pas de recours".

Pour se déplacer en temps de neige : les transports publics

Jean-Paul Huchon a également été interrogé sur la situation de crise qu’a connue la région mercredi et jeudi, après les importantes chutes de neige. "C’est un épisode extraordinaire qui ne s’était pas produit depuis 1987, en épaisseur de couche de neige. Mais la météo avait prévu les choses", s’est-il empressé de signaler pour faire retomber la polémique lancée par le gouvernement.

Pour le président de la région Ile-de-France, "on a des moyens insuffisants et une tendance à diminuer les moyens du service public. Et en plus, nous sommes dans une région extrêmement dense". "Il y a 80 saleuse pour l’Ile-de-France au total. Est-ce que ca suffit. Ce n’est pas sûr", s’est-il interrogé.

"A la veille d'un accord historique"

"La seule solution, a-t-il expliqué, est de développer le transport public de banlieue à banlieue pour éviter qu’il y ait cet engorgement sur les routes". Et c’est ce qu’il s’attèle à faire, a-t-il assuré au micro d’Europe 1.

Jean-Paul Huchon a affirmé que le gouvernement et la région étaient "pratiquement à la veille d'un accord probablement historique, pratiquement d'accord sur le tracé, pratiquement d'accord sur les financements affectés soit au Grand Paris, soit à la région". Les deux partis se sont "presque mis d'accord sur l'acceptation par l'Etat du schéma régional de transport à 30 ans" concocté par la région, a-t-il précisé.