Jacob : "Les dérapages de Valls sont de plus en plus insupportables"

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Le chef de file des députés Les Républicains, était l'invité d'Europe 1, lundi matin.

INTERVIEW

Il y a "une situation de chienlit" en France, s'est indigné Nicolas Sarkozy devant les députés de son parti, déplorant "le délitement de l'Etat". "Ce mot chienlit, l'expression qui a été aussi la vôtre, comme celle de Nicolas Sarkozy, sont des mots dangereux", lui a répondu Manuel Valls. Entre l'ancien chef de l'Etat et l'actuel Premier ministre, les mots doux fusent. Pour Christian Jacob, chef de file des députés Les Républicains et invité d'Europe 1 lundi matin, le coupable est tout trouvé : "le Premier ministre est en responsabilité, il est le chef de la majorité, et ses dérapages sont de plus en plus insupportables", a-t-il estimé.

"C'est le degré zéro de l'autorité !" "On le voit invectiver et insulter l'opposition", a encore lancé ce proche de Jean-François Copé, qui estime que, alors que Manuel Valls "appelle souvent au respect des institutions", "le respect passe d'abord par le respect de l'opposition. Le Premier ministre est là pour gouverner. Il va avoir le bilan le plus médiocre des 30 dernières années. Et on le voit, chaque semaine à l'Assemblée, vociférant, ruisselant de sueur, tremblant de tous ses membres, insultant l'opposition en permanence". Et de conclure : "Monsieur Valls, c'est le degré zéro de l'autorité !"

"C'est le degré zéro de l'autorité !" Et de conclure : "Monsieur Valls, c'est le degré zéro de l'autorité ! On n'a jamais vu un Premier ministre donner des instructions pour que des gens du voyage coupent l'autoroute A1 ! A Moirans, 35 voitures ont brûlé et les gendarmes ont eu instruction de ne pas intervenir. C'est ça, l'incarnation de l'autorité ?"

"Nous avons deux adversaires : la gauche et le FN". Concernant le risque FN aux régionales, Manuel Valls a appelé, dimanche sur Europe 1 à "tout faire" pour faire barrage à Marine Le Pen, appelant la droite à ses responsabilités. "Nous, on se bat sur nos couleurs, avec convictions. Nous avons deux adversaires : la gauche et le FN. On ne confond pas les deux adversaires. Et le FN, à chaque fois qu'il a eu à choisir entre la gauche et la droite, il a toujours tout fait pour nous faire perdre. Donc nous sommes déterminés en face de lui, comme face à la gauche, et il n'est pas question d'aller bricoler des petites alliances électorales sous la table !"

>> L'intégralité de l'entretien en vidéo :


Jacob : "A chaque fois que Manuel Valls parle...par Europe1fr