"J'ai dû aller sur la piste pour négocier"

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"J'ai dû aller sur la piste pour négocier"
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Alain Joyandet de retour d’Haïti revient au micro d'Europe 1 sur l'incident franco-américain, samedi à l'aéroport de Port-au-Prince.

"Les médias n’exagèrent pas. Sur place, c’est encore pire. Le travail des sauveteurs, notamment auprès des victimes, se passe dans des conditions abominables. Il y a l’odeur de la mort", a raconté le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet de retour d’Haïti.

"La France était là le premier jour : 500 personnes travaillent jour et nuit. Nous allons encore continuer ainsi pendant deux ou trois jours pour tenter de retrouver des survivants", a également précisé le secrétaire d’Etat.

Revenant sur l’incident franco-américain de samedi à l'aéroport de Port-au-Prince, Alain Joyandet a expliqué être lui-même allé sur la piste de l’aéroport "pournégocier avec les Américains pour avoir un créneau pour faire atterrir deux Airbus médicaux (…). J’ai remercié les Américains, grâce à qui l’aéroport fonctionne. Mais il faut que tout le monde puisse atterrir", a-t-il estimé ajoutant que l’ONU était en train de travailler pour coordonner l’aide entre les différents pays et "définir le rôle des Etats-Unis".

Pour l’heure, les troupes américaines gèrent l'aéroport de Port-au-Prince, dont les installations de guidage et la tour de contrôle sont détruites. Un porte-parole de l'Onu, Martin Nesirky, a fait remarquer samedi que ce mode de gestion de l'aéroport faisait l'objet d'un accord entre Haïti et les Etats-Unis.

Selon Alain Joyandet, la France devrait proposer à ses partenaires de l'UE l'envoi en Haïti d'un millier d'hommes de la force de gendarmerie européenne, afin de faciliter l'acheminement de l'aide, a annoncé le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet.

Enfin, le secrétaire d'Etat a précisé que la France allait procéder à l'évacuation de ressortissants d'autres pays européens. La Commission européenne nous l'a demandé. Nous allons commencer par rapatrier dans un premier temps les Italiens, et nous continuerons avec les autres pays européens", a-t-il assuré.

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