IVG : "jamais" Fillon "n'aurait pu penser" que Juppé "tombe aussi bas"

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Le député de Paris a réagi à l'interpellation de Juppé sur Europe 1 mardi et a aussi demandé que la campagne pour la primaire de droite "reprenne sa dignité".

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"Jamais je n'aurais pu penser que mon ami Alain Juppé tombe aussi bas" en l'invitant mardi matin sur Europe 1 à "clarifier" sa position sur l'avortement, a réagi François Fillon, rival du maire de Bordeaux au second tour de la primaire de la droite, en déplacement à Viry-Châtillon dans l'Essonne.

Appel à la "dignité". "Est-ce qu'une seule fois j'ai pris une position contraire à l'avortement ? (...) Que la campagne reprenne sa dignité et qu'on cesse les polémiques qui sont inqualifiables et qui, franchement, abaissent le niveau", a répliqué François Fillon devant la presse.

"Ça fait trente ans que je suis parlementaire : est-ce qu'une seule fois j'ai pris une position contraire à l'avortement ? Une seule fois ? Est-ce que vous avez vu une seule fois dans un programme de François Fillon des propos concernant le retour sur la loi Veil ? Jamais, voilà", s'est emporté le député de Paris.

"Quelle est sa position ?" s'interroge Juppé. "Il y a des points sur lesquels j'aimerais bien que François Fillon clarifie sa position", avait demandé Alain Juppé mardi matin au micro d'Europe 1. "Par exemple, sur l'avortement, il a commencé par dire dans son livre que c'était un droit fondamental de la femme. Et puis, il est revenu sur cette déclaration dans un débat qu'il a eu devant un certain nombre de ses supporters. Quelle est sa position ?", s'est interrogé le second qualifié au premier tour de la primaire de droite. 


Au fait, qu'a dit François Fillon sur l'avortement ? Le 22 juin à Aubergenville (Yvelines) lors d'une réunion publique, François Fillon déclarait : "J'ai écrit (dans mon livre) que l'avortement était un droit fondamental. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Ce que je voulais dire, c'est que c'est un droit sur lequel personne ne reviendra. Philosophiquement et compte tenu de ma foi personnelle, je ne peux pas approuver l'avortement." Le 20 octobre sur France 2, interrogé sur le sujet, il répondait : "Je n'ai pas à m'expliquer sur mes convictions religieuses. Je suis capable de faire une différence entre ces convictions et l'intérêt général (...). Bien sûr que non" il n'est pas favorable à une interdiction de l'avortement.