Israël condamne les propos de Le Pen sur le Vel d'Hiv

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Israël condamne les propos de Le Pen sur le Vel d'Hiv
Marine Le Pen estime que la France n'est pas responsable de la rafle du Vel d'Hiv. Des propos condamnés par Israël.@ JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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Le ministère des Affaires étrangères israélien a condamné les propos de Marine Le Pen estimant que la France n'était pas responsable de la rafle du Vel d'Hiv.

Israël a condamné lundi les propos de la candidate du Front national à la présidentielle française Marine Le Pen qui a affirmé que la France n'était pas responsable de la rafle du Vel d'Hiv, arrestation massive de juifs en 1942.

"Nous condamnons les déclarations faites par Marine Le Pen." "Nous condamnons les déclarations faites par Marine Le Pen selon lesquelles la France n'est pas responsable de la déportation des juifs de son territoire pendant la Shoah", a déclaré une porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Michal Maayan.

"Cette déclaration est contraire à la vérité historique telle qu'elle a été exprimée par les déclarations des présidents de France, qui ont reconnu la responsabilité de l'État pour le sort des juifs français qui ont péri dans la Shoah", a-t-elle ajouté dans un communiqué. Plus de 13.000 juifs avaient été arrêtés puis déportés au cours de la rafle du Vel d'Hiv à Paris en 1942.

Pour Le Pen, la France n'est pas responsable de la rafle du Vel d'Hiv. "Je pense que la France n'est pas responsable du Vel d'Hiv", a déclaré dimanche Marine Le Pen, interrogée au "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro sur cette rafle et la décision du président Jacques Chirac de reconnaître en juillet 1995 la responsabilité de la France.

"Je pense que, de manière générale, plus généralement d'ailleurs, s'il y a des responsables, c'est ceux qui étaient au pouvoir à l'époque, ce n'est pas LA France. Ce n'est pas LA France", a-t-elle ajouté.

Aucun contact entre Israël et le FN. La politique officielle israélienne est de n'avoir aucun contact avec le FN accusé d'antisémitisme. Elle avait été réaffirmée fin janvier, à la suite de la visite en Israël du numéro trois du Front national, Nicolas Bay.