Patrick Buisson : Nicolas Sarkozy "a voulu ma mort"

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Patrick Buisson : Nicolas Sarkozy "a voulu ma mort"
@ Europe 1
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L'historien, qui règle ses comptes avec l’ancien président dans un livre, a assuré sur Europe 1 que Nicolas Sarkozy "a voulu (sa) mort civile, sociale et professionnelle." 

L'ESSENTIEL

Patrick Buisson, auteur d'un ouvrage explosif, La Cause du Peuple, a déclaré que Nicolas Sarkozy "a voulu (sa) mort civile, sociale et professionnelle", jeudi soir au Club de la presse d'Europe 1. Dans son livre, l'ancien conseiller, tombé en disgrâce à droite, dresse notamment un inventaire sulfureux des phrases assassines de l'ancien président sur ses rivaux. Revivez les temps forts de cet interview : 

  • Sur sa relation avec Nicolas Sarkozy : "Il n'a pas cherché une seule seconde à avoir des explications"

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est devenu un paria à droite après avoir été condamné pour atteinte à la vie privée, pour avoir enregistré l'ex-chef de l'Etat à son insu. L’historien explique avoir tenté, sans succès, de s’expliquer avec l’ancien chef de l’État. "Il n’a pas cherché une seule seconde à avoir d’explication de ma part. Il a voulu me tuer. Il a voulu ma mort civile, sociale et professionnelle. Il a baissé le pouce !", s'est exclamé Patrick Buisson. 

  • Sur la suite : "Ce livre, c'est le premier volet"

Le livre de Patrick Buisson n'était-il que le début de ses révélations ? L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui a créé une tempête avec son ouvrage explosif, La Cause du peuple, a assuré que "d'autres choses sortiront", jeudi soir sur Europe 1. "Ce livre, c’est le premier volet. D’autres choses sortiront. Progressivement, la vérité sera connue. La vérité, ce sont tous les procédés ignobles utilisés contre moi", a ainsi déclaré Patrick Buisson au micro du Club de la presse.

  • Sur la violence des propos attribués à l'ancien président : "Je n'ai pas restitué la totalité des enregistrements"

Patrick Buisson a assuré n'avoir pas écrit l'intégralité des propos tenus par Nicolas Sarkozy quand il était son conseiller. "J'ai expurgé mes verbatims des propos diffamatoires, triviaux, auxquels peuvent parvenir Nicolas Sarkozy. Par respect pour la fonction présidentielle, je n’ai pas restitué la totalité des choses, qui est au-delà de tout ce qu’on peut imaginer", a déclaré l'historien et politologue.

  • Sur son rapport à l'argent : "J'étais le moins payé des conseillers" 

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a confié avoir refusé de nombreuses propositions de collaborations avec des ministres. "Si j’avais été là pour faire l’argent, j’aurais accepté les 23 propositions faites par les ministres de travailler avec moi. Ils n’achetaient pas ma compétence, mais une assurance-vie pour rester au pouvoir. J’ai refusé toutes ces propositions", a-t-il certifié. "J’étais, et je reste le moins payé des conseillers du président de la République. Je n’ai travaillé que pour le président de la République, par loyauté. Je vivais une expérience formidable au service de mes idées et de mes convictions."

Un ouvrage explosif. Dans son livre, le politologue et historien dresse un inventaire acide des piques adressées par l’ancien président à ses rivaux politiques. Parmi ces confidences, Patrick Buisson affirme que Nicolas Sarkozy a laissé, en 2006, "des bandes de blacks et de beurs" agresser des "jeunes blancs" anti-CPE pour reprendre, ensuite, le contrôle de la situation face à son rival Dominique de Villepin. 

L'ancien chef de l'État n’a pas tardé à réagir, affirmant dès lundi matin sur Europe 1 que son ancien conseiller "ne (l’) intéresse plus", avant d’ajouter mercredi soir, dans une allusion à peine voilée, qu’il ne se laisserait pas "impressionner par la bassesse, la calomnie, la trahison".