INFO E1 - L'ombre d'un remaniement a plané

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INFO E1 - L'ombre d'un remaniement a plané
Le président a imaginé se passer des services de François Fillon. Dans ce cas, c’est Alain Juppé qui aurait pris sa place.
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 Avant l’annonce du plan d’économies, Nicolas Sarkozy a pensé à un chambardement.

Matignon à Juppé, les Affaires étrangères à Villepin, c’est une des options de remaniement d’envergure qu’a un temps imaginée Nicolas Sarkozy. Après le G20, en plein psychodrame européen et juste avant l'annonce du second plan d’économies par François Fillon, le président a pensé à frapper un grand coup mais il a finalement renoncé face à la complexité technique d’une telle décision, selon les informations du Buzz politique de Thierry Guerrier.

Deux gouvernements envisagés

Dans un premier temps,  le président a imaginé se passer des services de François Fillon. Dans ce cas, c’est Alain Juppé qui aurait pris sa place et, inimaginable il y a encore quelques semaines, Dominique de Villepin aurait pu, lui, prendre la place d’Alain Juppé au ministère des Affaires étrangères.

La seconde option, et c’est elle que le président avait finalement choisie avant de renoncer in-extrémis, consistait à garder François Fillon et Alain Juppé à leur poste. Villepin, qui a lui-même évoqué l'idée d'un gouvernement "d'unité nationale" lundi sur Europe 1, restait hors du gouvernement. Mais dans cette seconde option, Nicolas Sarkozy souhaitait s’entourer d’une "équipe de choc". C'est-à-dire une équipe gouvernementale réduite à 15 ministres de plein exercice, contre 33 actuellement. Des "super ministres" en somme.

Un remaniement techniquement difficile

Mais le chef de l’Etat a renoncé car techniquement cela semblait complexe, voire irréalisable. Et, surtout, le président n’a pas souhaité en rajouter dans la "dramatisation" de la situation de la France dans la crise qui secoue la zone euro. 

Mais cette idée d’un gouvernement de crise, resserré, restreint, faisant appel à de très fortes personnalités et dans l’union la plus large, commence à être évoquée autour de l’exécutif.  Un peu comme une carte à abattre après un nouveau coup dur qui toucherait le pays, comme la perte du "triple A" par exemple.