Ile-de-France : Pécresse souhaite désormais "des caméras dans les lycées"

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Ile-de-France : Pécresse souhaite désormais "des caméras dans les lycées"
La présidente de région Ile-de-France Valérie Pécresse, début février.
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La présidente de région d'Ile-de-France a réagi aux heurts survenus dans un lycée de Saine-Saint-Denis.

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a annoncé jeudi en séance plénière que le conseil régional mettrait "des caméras" à l'intérieur des lycées qui en feront la demande, "avec l'accord de la communauté éducative".

Des caméras autour des lycées déjà votées. Deux jours après des incidents au lycée Suger à Saint-Denis pour lesquels huit mineurs vont être présentés à la justice, Valérie Pécresse, interpellée par le groupe LR, a souligné que la région avait voté "en mars dernier l'installation de 28 caméras" autour du lycée. Mais mardi, "c'est dans le lycée que se sont produits ces actes", a-t-elle insisté, soulignant que l'établissement, loin d'être "le symbole des quartiers oubliés", disposait de matériels informatiques et de cinéma importants, car il prépare au BTS des métiers du Cinéma.

"La première fois que les voyous partent de l'intérieur." "Ce serait absolument tragique que les élèves soient privés de tels outils", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que les violences dans ce lycée mardi étaient "une triste première. C'est la première fois que des lycéens mettent le feu à leur propre lycée, la première fois que les voyous partent de l'intérieur". "Oui je le dis, avec l'accord des communautés éducatives, nous mettrons des caméras dans les lycées qui en exprimeront le besoin", a-t-elle affirmé.

Les écologistes fustigent cette décision. Mercredi, dans un communiqué, le groupe écologiste a dénoncé cette prise de position. "Les écologistes s'inquiètent du climat tendu dans certains établissements et souhaitent une intervention efficace de la Région pour y remédier. Toutefois nous ne sommes pas d'accord avec la droite qui considère que des caméras protègeront les élèves et la communauté éducative. Nous n'avons jamais vu une caméra intervenir pour protéger d'une agression ou d'un vol", a insisté le groupe.