"Il n’y avait pas de conflit d’intérêts"

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"Il n’y avait pas de conflit d’intérêts"
Ejecté du gouvernement après l'affaire Bettencourt, Eric Woerth ne désarme pas et fait même preuve d'optimisme.@ EUROPE 1
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A quelques heures de son retour à l’Assemblée, Eric Woerth est revenu sur l’affaire Bettencourt.

Eric Woerth redoute-t-il l’accueil des députés pour son retour sur les bancs de l'hémicycle, comme huit autres ministres sortants ? “Non pas du tout“, a répondu Eric Woerth, pour qui “rentrer à l’Assemblée n’est pas une punition, c’est un honneur“.

Comment Eric Woerth a-t-il vécu sa sortie du gouvernement ? “Ce n’est pas une éviction“, a-t-il estimé, avant de nuancer : “c’est un temps de respiration“. “J’ai plus de liberté de parole, heureusement d’ailleurs, c’est bien pour cela que je suis sorti du gouvernement“, a-t-il ajouté.

“Chaque politique a traversé sa part du désert“, a philosophé Eric Woerth, avant d’évoquer sa discussion avec Nicolas Sarkozy juste avant le remaniement : “C’était assez convaincant ce qu’il m’a dit donc je n’ai pas insisté. (…) Je ne voulais pas être un cible pour le gouvernement“.

"Il n’y avait pas de conflit d’intérêts, au contraire"

Interrogé sur les différentes procédures judiciaires qui le visent dans le cadre de l'affaire Bettencourt, Eric Woerth s’est déclaré “serein sur le fond, j’ai été très entouré et j’étais très soutenu et puis la victoire ne doit jamais aller au mensonge“.

“Il n’y avait pas de conflit d’intérêts, au contraire, c’était une vision très déontologique et très morale de mon épouse“, a-t-il poursuivi en évoquant la polémique suscité par l’embauche de sa femme par la société gérant les intérêts de Liliane Bettencourt.

“Quand on est ministre du Budget, votre femme a le droit de travailler, (…) elle n’a absolument rien à se reprocher“, a-t-il ajouté.

"Au fait, qu’est-ce qu’on me reproche ?"

“Il faut que la justice passe. Au fait, qu’est-ce qu’on me reproche ? Pas grand-chose si j’ai bien compris. Donc il faut que les instructions judiciaires aillent jusqu’au bout et puis après ce sera terminé“, a-t-il estimé. L’ancien ministre du Budget a néanmoins fustigé “un comportement ignoble du PS pour un certain nombre, pas tous. Il y a des gens très élégants et il y a des gens extraordinairement vulgaires et ils sont été inhumains“.

“Je ne vais pas me laisser enfermer dans cette affaire, je vais au contraire essayer de la solder“, a ajouté Eric Woerth, avant de préciser : “Je suis totalement tranquille et notamment sur l’hippodrome de Compiègne“.

Serein, Eric Woerth s’est même montré très optimiste pour conclure son interview, affirmant : “Je serai dans la course en 2012 et puis la vie est belle, la vie est riante“.