Identité nationale : la fille adoptive de Chirac critique les "dérapages"

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Identité nationale : la fille adoptive de Chirac critique les "dérapages"
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Anh Dao Traxel estime cependant qu’organiser ce débat était une "bonne initiative", dans un communiqué envoyé jeudi.

Sur internet ou dans des débats organisés par les préfectures, le gouvernement a appelé chaque Français à participer au débat controversé sur l’identité nationale. Anh Dao Traxel, la "fille de cœur" de Jacques Chirac, a décidé elle aussi d’apporter sa contribution, jeudi, en envoyant un communiqué. "L'identité nationale, c'est respecter strictement les lois de la République, connaître ses droits mais aussi ses devoirs. C'est vivre dans un système laïque, en évitant le communautarisme et le sectarisme", définit-elle.

"Même si le débat sur l'identité nationale reste une bonne initiative, je regrette les récents dérapages qui accusent les Français d'origine musulmane d'être au centre d'une injuste polémique relative à leur pratique religieuse", écrit Anh Dao Traxel. Elle critique notamment les déclarations du député UMP Pascal Clément, qui aurait affirmé lors d’une réunion d’élus de la majorité mardi : "Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France."

"Il ne faudrait pas que le débat sur l'identité nationale soulève la montée du racisme", met en garde Anh Dao Traxel. "Il faut laisser à tous les Français d'origine arabe, asiatique, juive, africaine, polonaise, italienne, portugaise ou de tous autres pays la possibilité de garder sa culture afin qu'elle soit une véritable richesse de diversité pour la France", préconise-t-elle.

Ce n’est pas la première fois qu’Anh Dao Traxel prend ainsi position dans un débat public. Depuis la sortie de son autobiographie, La fille de cœur en 2006, elle a critiqué le Tibet, affirmant qu’il s’agissait d’un "régime pire que celui de Mao", s'est émue du meurtre de prostituées asiatiques ou encore plaidé pour des lois plus rigoureuses contre la diffamation sur internet. Jacques Chirac, l'ancien président, lui ne s'est pas exprimé dans le débat sur l'identité nationale.