Hugues Aufray instrumentalisé par un groupe d’extrême droite ? "Je me sens trompé"

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Hugues Aufray instrumentalisé par un groupe d’extrême droite ? "Je me sens trompé"
"Je ne savais pas du tout de qui il s’agissait", affirme le chanteur de 87 ans.@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Contacté par "le Cercle des gens de peu" pour recueillir des parrainages en vue de la présidentielle, le chanteur est tombé de haut quand il a appris la réelle identité de ce mystérieux groupe.

Hugues Aufray a-t-il été manipulé ? Le chanteur de 87 ans avait affirmé jeudi dernier qu'un mystérieux petit groupe baptisé "le Cercle des gens de peu" cherchait avec son accord à obtenir les parrainages d'élus nécessaire à une candidature à la présidentielle. Selon Marianne, il s'agit en réalité d'un groupuscule d'extrême droite "ouvertement raciste et islamophobe, favorable à un coup d'Etat fasciste en France". Ce que l'artiste ignorait jusque-là.

"Je me sens trompé". "Je ne savais pas du tout de qui il s’agissait. Quand ils se sont approchés de moi, ils m’ont dit qu’ils étaient monarchistes d’extrême-gauche", raconte le chanteur au micro d'Europe 1. "Je trouvais ça plutôt sympathique", avoue-t-il. "Je leur ai fait confiance. Je me sens trompé", regrette Hugues Aufray.

Un nationaliste surveillé par les renseignements. Et il y a de quoi. Selon le journal, l’organisation est dirigée par un certain Rodolphe Crevelle, 61 ans, décrit comme un militant royaliste et nationaliste, proche de l'activiste d'extrême droite Serge Ayoub, et connu notamment pour avoir passé plusieurs années en prison pour braquages, tentatives de coups d'État en Andorre et dans le Val d'Aoste italien dans les années 1990 ainsi qu’un appel au coup de force militaire en 2013, dans le sillage de la Manif pour Tous. L’homme serait même dans le viseur des services de renseignement français.

Entendu sur Europe 1
Quand ils se sont approchés de moi, ils m’ont dit qu’ils étaient monarchistes d’extrême-gauche.

"Je ne leur en veux pas". "Je n’adhère à aucune thèse qui pourrait être de droite ou d’extrême-droite", précise l'interprète de Santiano. "Mais je ne leur en veux pas, parce qu’ils étaient sympathiques, courtois et bien élevés. Qu’ils fassent leur chemin, moi je fais le mien". L’identité de ce mystérieux groupe devrait donc mettre un terme à cette vraie-fausse campagne. Jusqu’ici, le nom d’Hugues Aufray avait permis de récolter les signatures de près de 200 élus.