HSBC : Woerth répond vertement à Copé

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HSBC : Woerth répond vertement à Copé
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Le ministre du Budget a qualifié de "navrante" la déclaration de Jean-François Copé, opposé à l’usage de listings volés.

Interrogé sur le listing des évadés fiscaux fourni par un ancien employé de la banque HSBC, Eric Woerth se justifie : "Il faut lutter contre la fraude", y compris grâce à ce genre de source. L'ancien cadre de la banque HSBC aurait fourni une liste de 3.000 contribuables français soupçonnés d'évasion fiscale

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a récemment déclaré qu’il n’aurait pas accepté une telle liste. Il a confié dimanche 13 décembre qu'il avait déjà reçu une proposition similaire en 2004-2005 lorsqu'il était ministre délégué au Budget, proposition qu'il avait alors refusé.

"C’est une déclaration navrante de Jean-François Copé", lui répond le ministre. "On doit lutter contre la fraude, si Jean-François a eu des informations, qu’on ne paye pas et qui ne sont pas anonymes, c’est une faute. Il ne faut pas être naïf et savoir qui vole qui".

Au lendemain du discours présidentiel sur le grand emprunt, Eric Woerth est satisfait : "Investir 35 milliards d’euros, cela ne s’est jamais fait en France". Le ministre du Budget est surtout rassuré pour l’équilibre des finances publiques : "J’étais heureux que le président indique que tout cela devait être compatible avec une stratégie de retour à l’équilibre".

"Ce qui compte, c’est investir dès 2010", ajoute Eric Woerth, qui précise : "C’est une somme considérable, investie dans des domaines limités : les politiques industrielles, l’enseignement supérieur et la recherche".

Le ministre du Budget n’oublie pas sa vocation première : lutter contre les gaspillages. Après l’annonce d’un emprunt qui va se rajouter au déficit chronique de la France, "on va voir si on peut réduire la gabegie. Quand vous avez un budget de 350 milliards d’euros, il y a nécessairement ici ou la des dépenses qui peuvent être réduites". "L’Allemagne a 5-6 % de dépenses publiques de moins que la France", précise Eric Woerth avant d’ajouter : "Il n’y aura pas d’augmentation des impôts, ce n’est pas une bonne solution, la France est l’un des pays les plus imposés".

Alors que le ministère du Budget doit faire un premier bilan de la , Eric Woerth se montre optimiste : "On a bien fait de le faire. Le secteur de la restauration se tient bien, c’est des centaines de milliers d’emplois, donc on a bien fait. Je pense que c’est une mesure qui est bonne pour l’économie française".TVA abaissée à 5,5 % dans la restauration