Hortefeux pourrait "vider les tribunes"

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Hortefeux pourrait "vider les tribunes"
@ EUROPE 1
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"Ça suffit !", a lancé jeudi le ministre de l’Intérieur à propos de la violence dans les stades.

Brice Hortefeux a promis jeudi sur Europe 1 d’agir avec fermeté pour lutter contre la violence dans les stades de football "qui est devenue depuis quelques temps une habitude". Visant notamment le Paris-Saint-Germain, le ministre de l’Intérieur a prévenu : "pour les prochains matchs, s’il faut des tribunes vides, il y a aura des tribunes vides. S’il faut dissoudre des associations de supporters, nous le ferons aussi".

"Comble de l’absurde, ces violences ont lieu maintenant entre supporters d’un même club, je pense évidemment au PSG où se battent et s’entre-tuent des énergumènes, des cinglés, des fous, il n’y a pas de mots assez forts pour les qualifier", s’est agacé Brice Hortefeux. "Je vous le dis très calmement, mais en même temps très fermement : ça suffit !", a-t-il encore ajouté. Il a cependant écarté la possibilité de proposer un nouveau texte de loi, plaidant pour "des actions, des initiatives".

Brice Hortefeux a ainsi confirmé que la sécurité était un des deux axes de campagne mis en avant par l’UMP à moins de dix jours du premier tour. Alors que les sondages donnent la majorité présidentielle devancée par l’opposition, le ministre a aussi dénoncé "l’augmentation massive des impôts locaux" qu’auraient pratiquée les socialistes, la fiscalité étant le deuxième axe de cette campagne.

"Ce n'est pas le cas"

Quant à Nicolas Sarkozy, sa participation à cette campagne n’est que celle d’un "citoyen" et d’un "ancien élu local". "Est-ce que vous l’avez entendu participer à des réunions publiques, diffuser des messages à la radio, à la télévision ? Ce n’est pas le cas", a assuré Brice Hortefeux, en pleine polémique sur le rôle du président de la République dans une campagne locale.

Au sommet de l’exécutif, tout va bien, a par ailleurs assuré Brice Hortefeux, alors que des sondages prouvent la popularité de François Fillon. "Les relations entre le Premier ministre et le président de la République sont fonctionnellement bonnes, institutionnellement excellentes et personnellement amicales. C’est comme ça que ça fonctionne. Et ça fonctionne bien", s’est amusé le ministre de l’Intérieur.