Hôpital : Sarkozy prévient qu'il "n'ira pas plus loin"

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Hôpital : Sarkozy prévient qu'il "n'ira pas plus loin"
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L'examen du projet de loi Bachelot sur l'hôpital a débuté mardi après-midi au Sénat, dans un climat tendu. Nicolas Sarkozy, qui avait tenté lundi de désamorcer la colère en acceptant des modifications sur leur gouvernance, a assuré mardi à Nancy lors d'une rencontre avec des personnels soignants qu'il "avait trouvé un bon équilibre".

L'examen de la réforme Bachelot de l'hôpital a débuté mardi après-midi au Sénat dans une atmosphère plutôt tendue. Après une première interruption de séance, la ministre de la Santé a assuré que le statu quo n'était "pas possible", sous les huées de l'opposition. De son côté, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a mis en garde mardi le gouvernement comme le Sénat en soulignant que la majorité UMP à l'Assemblée regarderait de près les modifications apportées par les sénateurs au projet de loi initial.

Quelques heures auparavant, Nicolas Sarkozy avait au contraire tenté de calmer le jeu. Après s'être exprimé à l'Elysée lundi pour ouvrir la porte à des concessions, le président de la République est allé mardi sur le terrain pour rencontrer des personnels de santé à Nancy et défendre son projet. "Je crois que nous avons trouvé un bon équilibre, nous n'irons pas plus loin", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une table-ronde. Son déplacement, placé sous très haute protection policière, a été précédé d'une manifestation d'opposants à la réforme. Jérôme Chapuis a suivi cette journée où le chef de l'Etat a essayé de faire de la pédagogie :



Parmi les concessions accordées lundi, Nicolas Sarkozy a notamment proposé de revenir sur la gouvernance des hôpitaux, principale pierre d'achoppement avec le monde hospitalier. Autour du directeur désormais nommé en Conseil des ministres, devrait être mis en place un "directoire" composé de trois vice-présidents. "Il faut qu'à l'hôpital il y ait un responsable (...) il faut quelqu'un qui puisse assurer la gestion", a cependant insisté Nicolas Sarkozy mardi.

Des concessions qui ne semblent cependant pas suffisantes. Le Mouvement de défense de l'Hôpital public, qui fédère des représentants des médecins hospitaliers, a maintenu son appel national à la grève et à des manifestations des personnels des hôpitaux jeudi 14 mai. Des défilés sont prévus dans plus de 20 villes dont Paris.

Interrogé sur Europe 1 mardi, Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne, a pour sa part estimé que "le président (avait) redressé la barre" :