Homosexualité : Vanneste récidive

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Homosexualité : Vanneste récidive
@ MAXPPP
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Sur son blog, le député UMP livre une nouvelle fois son point de vue sur l’homosexualité.

Son blog promet "Le courage du bon sens !". Mais dans un billet posté le 30 avril, le député du Nord Christian Vanneste (UMP) s'est lancé dans une comparaison entre pédophilie et homosexualité et s'est immédiatement attiré les foudres des magazines Têtu et Golias.

L'affaire Mitterrand

"L’atelier sémantique gay a inventé la prise de judo conceptuelle la plus efficace : la pédophilie est un crime. L’homosexualité une vertu", écrit le député en guise d’introduction, avant de se lancer, quelques lignes plus tard, dans un parallèle entre les récentes affaires de pédophilie qui ont touché l’Eglise et la polémique qui a concerné Frédéric Mitterrand.

Selon Christian Vanneste, le ministre de la Culture serait ainsi le "premier bénéficiaire" de cette "prise de judo conceptuelle", "un ministre que l’on fait basculer du crime à la vertu au bénéfice et en vertu de l’âge des partenaires".

Le député précise ensuite son propos : "un peu de sérieux donc : l’éphébophilie, ce que l’on appelait naguère la pédérastie, c’est-à-dire l’attirance des hommes pour les adolescents pubères mais ambigus de traits, ne commence ni ne s’arrête à 15 ans. (…) Autrement dit le lien et même la confusion qui règnent entre l’homosexualité et l’éphébophilie est patent", écrit l’élu.

Les vertus de l'hétérosexualité

"L’opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n’est donc pas fondée en raison des tendances éphébophiles assez fréquentes dans l’histoire qui ignorent la frontière juridique de l’âge", insiste-t-il encore.

Le député UMP vante ensuite les vertus de "l’hétérosexualité" et assène : "le reste appartient à la psychologie voire à la psychiatrie (pour la pédophilie) non à la politique, ni au droit".

L'homosexualité "inférieure"

Christian Vanneste a déjà qualifié l’homosexualité "d’inférieure" et "de menacepour la survie de l’humanité". Il avait été poursuivi en justice par plusieurs associations de défense des droits des homosexuels.

En 2008, il avait été relaxé par la Cour de cassation qui avait estimé que le député n’avait pas dépassé les limites de la liberté d’expression.