Hommage au policier tué : Gilbert Collard dénonce les propos "ignobles" de Jean-Marie Le Pen, un "pauvre type"

  • A
  • A
Partagez sur :

Sur Europe 1, le député du Gard a jugé "ignobles" les propos du président d'honneur du FN, qui estime que l'hommage rendu au policier Xavier Jugelé célébrait plus "l'homosexuel" que "le policier".

INTERVIEW

Jean-Marie Le Pen n'en finit pas de de choquer, au sein même de son propre camp. Dans son dernier journal de bord vidéo, diffusé vendredi, le président d'honneur du FN s'est dit "étonné" et "un peu choqué" par la dimension donnée à l'hommage national rendu mardi au policier Xavier Jugelé, tué le 20 avril sur les Champs-Elysées. Une cérémonie qui honorait selon lui plutôt "l'homosexuel" que "le policier". "Pauvre type", a réagi sur Europe 1 Gilbert Collard à l'égard de Jean-Marie Le Pen. Le secrétaire général du mouvement Bleu Marine condamne des propos "ignobles".

"C'est inacceptable". "C'est ignoble. J'ai été bouleversé en écoutant le compagnon de ce malheureux policier assassiné par les extrémistes islamistes. Pauvre type, Jean-Marie, quand il dit ça. C'est inacceptable. Marine (Le Pen, ndlr), je suis reparti en voiture avec elle, elle était bouleversée", assure Gilbert Collard. "J'ai trouvé cette cérémonie très digne et j'ai été très touchée par le discours qui a été tenu par son compagnon", avait ainsi affirmé plus tôt la candidate à la présidentielle, interrogée par BFMTV sur les propos de son père. "On ne peut pas être responsable des délires verbaux de Jean-Marie Le Pen", a encore lancé Gilbert Collard.

Entendu sur Europe 1
On ne peut pas être responsable des délires verbaux de Jean-Marie Le Pen.

Invité à réagir au remplacement au pied levé de Jean-François Jalkh par Steeve Briois au poste de président par intérim du parti, en raisons d'accusations de propos négationnistes, le député du Gard a par ailleurs estimé que "Jean-François Jalkh a bien fait de démissionner, sinon ça aurait été exploité par les médias, par les journalistes et par le clan Macron jusqu'à l'élection". Et pour justifier l’inexistence de tels propos, de mettre en avant ses liens avec certains de ses amis. "Mon directeur de cabinet, dont la famille a été persécutée par les nazis, est un de ses amis. Je n'imagine pas une seconde ces gens se fréquenter s'il y avait une réalité dans ces propos", avance-t-il.