Hollande veut transformer davantage de casernes en HLM

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Hollande veut transformer davantage de casernes en HLM
@ ALAIN JOCARD / AFP
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GRANDE BRADERIE - Le président estime que l'Etat ne vend pas assez de terrains inutilisés pour construire des logements sociaux.

L’objectif du gouvernement de construire 150.000 logements sociaux par an paraît encore lointain. Selon les derniers chiffres disponibles, il y en a eu 102.700 financés en 2012, et 117.000 en 2013. François Hollande passe donc de nouveau à l'offensive.

Vend 60 terrains de caserne à prix bradés. L'idée est de se servir de la loi du 18 juillet 2013, autorisant la vente bradée de terrains appartenant à l’Etat. Depuis sa promulgation, il n’y a eu que cinq ou six ventes par an. C’est trop peu, estime-t-on à l'Elysée. Le chef de l'Etat a donc convoqué mercredi les ministres réticents. Le mot d'ordre : il faut un effort visible.

François Hollande veut multiplier par dix le nombre de transactions. Le Président veut voir le panneau "vendu" sur une soixantaine de terrains de l’Etat d’ici douze mois. La réunion de mercredi se tiendra donc à l’Elysée, notamment avec les ministres de l’Intérieur et la Défense, particulièrement visés. Il y a en effet aujourd’hui des dizaines de casernes désaffectées, souvent en centre-ville.

Les préfets doivent être vigilants. La caserne Mélinet à Nantes, par exemple, a été vendue pour six millions d’euros alors que sa valeur réelle approchait les 20 millions. Une décote justifiée par la construction de plus de 1.000 logements sociaux. Dix autres sites du ministère de la Défense pourraient bientôt subir le même sort.

Dans une période de restrictions budgétaires, les ministres se montrent toutefois réticents à vendre  leurs bijoux de familles pour des queues de cerise. Mais l'accroissement du logement social est une promesse et François Hollande veut la tenir. Après la réunion de mercredi, Manuel Valls enverra d’ailleurs une lettre à tous les préfets de France, pour leur demander de repérer un maximum de terrains publics inutiles ou mal employés, et susceptibles d’être vendus.