Hollande veut réviser les lois bioéthiques

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Hollande veut réviser les lois bioéthiques
S'il est élu, le candidat socialiste demandera au Parlement d'autoriser la recherche sur les cellules souche embryonnaires.@ REUTERS
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S'il est élu, il demandera au Parlement d'autoriser la recherche sur les cellules souche embryonnaires.

En déplacement mercredi au Genopole d'Evry , un laboratoire situé dans l'Essonne, mercredi, François Hollande a évoqué les lois bioéthiques pour la première fois depuis le début de la campagne présidentielle  Le candidat socialiste a affirmé qu'en cas de victoire en mai prochain il demanderait au Parlement de modifier la loi de 2011 révisant les lois bioéthiques, "afin d'autoriser la recherche sur les cellules souche embryonnaires".

Rattraper le retard sur d'autres pays

"Aucune raison sérieuse ne s'y oppose. Une cellule souche embryonnaire n'est pas un embryon", a souligné François Hollande. "Certes des limites sont nécessaires et ces recherches devront être encadrées et soumises à des autorisations préalables délivrées par l'agence de biomédecine de manière à éviter toute marchandisation du corps humain".

En autorisant ce type de recherches, "nous rattraperons notre retard sur d'autres pays" et "nous favoriserons le retour des postes doctorants partis à l'étranger", a encore affirmé le vainqueur de la primaire socialiste."La recherche sur ces cellules est riche de promesses pour soigner et sauver des vies". Or aujourd'hui, a-t-il précisé, elle est "contrariée par un dispositif législatif adopté par la majorité sortante".

Le principe est celui de l'interdiction

Depuis le début des années 2000, les lois bioéthiques ont été revues à plusieurs reprises. Une loi de 2002 avait tout d'abord autorisé les recherches sur les cellules souche embryonnaires avant de les interdire en 2004. Récemment, "la loi du 23 juin  2011 a maintenu l'interdiction avec dérogations", a rappelé le candidat socialiste.

Ce texte a maintenu le principe d'interdiction de la recherche sur les embryons et cellules souche, avec possibilité de dérogations expresses, mais sans limitation de durée. La loi de 2004 avait fixé un délai de cinq ans.