Hollande : un dernier meeting à Lille

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Hollande : un dernier meeting à Lille
François Hollande sera mardi soir à Lille pour l'un de ses derniers meetings avant le premier tour.@ REUTERS
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Le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, assistera mardi au meeting de son "ami".

En mai 2007, c'est là que Ségolène Royal avait tenu son dernier meeting de campagne. Mardi, François Hollande se rendra à son tour à Lille, dans la capitale des Flandres, pour son dernier grand meeting avant le premier tour. Le candidat socialiste y bénéficiera d'un soutien de poids : le Premier ministre belge, le socialiste francophone Elio Di Rupo, assistera au rassemblement.

"Ce sont des amis", assure le porte-parole d'Elio Di Rupo, Guillaume de Walque, expliquant que les deux hommes "se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises". Elio Di Rupo, qui ne s'exprimera pas à la tribune, est l'un des rares chefs de gouvernements social-démocrate à s'afficher ainsi en pro-Hollande en Europe, où les dirigeants ont plutôt tendance à bouder le candidat socialiste français.

Tout le grand hall réservé

Pour François Hollande, le rassemblement de Lille est le "vrai grand meeting de fin de campagne", même si un autre est prévu jeudi à Bordeaux, souligne Le Monde. Après Nicolas Sarkozy et Jean-Luc Mélenchon, le candidat socialiste s'installera à Lille Grand Palais.

Là où ses prédécesseurs avaient réservé la moitié ou les deux-tiers du grand hall, François Hollande a décidé de prendre toute la surface disponible et espère rassembler 30.000 personnes, note La Voix du Nord. D'après l'un des porte-paroles du candidat, Bruno Leroux, il devrait s'agir de l'un des meetings "les plus chaleureux dans ce bastion du Nord", tenu par Martine Aubry.

"Faire comme si nous étions des challengers"

La maire de Lille, candidate malheureuse à la primaire socialiste, partagera d'ailleurs le temps de parole avec François Hollande, indique le quotidien régional. "Nous devons jusqu'au dernier jour faire comme si nous étions des challengers et pas des favoris", affirme l'élue socialiste au journal, au diapason avec un candidat qui reste prudent et entend viser les abstentionnistes.

Autre cible : Jean-Luc Mélenchon, qui avait réussi à réunir plus de 23.000 personnes, dont "beaucoup de jeunes", venus pour "écouter le tribun". "Mais ce n'est pas pour ça que ces personnes vont voter pour lui", affirme Martine Aubry, pour qui "ceux qui seront là avec nous mardi seront des gens qui voteront pour François Hollande réellement, dès le premier tour".