Hollande sur la loi Travail : "le projet ne loi ne sera pas retiré"

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Hollande sur la loi Travail : "le projet ne loi ne sera pas retiré"
François Hollande.@ MARTIN BUREAU / AFP
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Dans une interview accordée mardi à Sud Ouest, le président de la République réitère son soutien à ce projet de loi et notamment à son article 2.

Le projet de loi Travail, "une loi de progrès utile à notre pays", "ne sera pas retiré" et les "principes de l'article 2 seront maintenus", assure le président François Hollande dans un entretien paru mardi dans le quotidien Sud Ouest.

"Des droits nouveaux" pour les salariés. "Le projet de loi ne sera pas retiré. La philosophie et les principes de l'article 2 seront maintenus", affirme le président de la République, qui se rendra mardi à Bordeaux pour l'inauguration de la Cité du Vin. L'article 2, qui consacre la primauté de l'accord d'entreprise sur la convention de branche en matière d'aménagement du temps de travail, "prévoit que l'accord d'entreprise, pour être valide, devra être approuvé par les syndicats qui représentent une majorité de salariés. C'est un verrou très sérieux", estime le chef de l'État. Quant au projet de loi, "ce texte assure de meilleures performances pour les entreprises et offre des droits nouveaux aux salariés. C'est parce que c'est une loi de progrès utile à notre pays que je considère qu'il est nécessaire de le mener jusqu'à son terme", souligne-t-il.

Au Sénat, un débat "intéressant". Pour le président, "le débat qui va s'ouvrir la semaine prochaine au Sénat sera intéressant : nous verrons ce que la droite proposera en matière de droit du travail puisqu'elle y est majoritaire. La comparaison fera sans doute progresser la raison".

Encore le 49-3 ? Plutôt non. Interrogé sur un éventuel recours au 49-3 en deuxième lecture, François Hollande dit "préférer que le texte soit adopté sans y avoir recours. Mais pas au prix d'un renoncement". "Après six ou sept mois de débats, qui osera dire que le gouvernement sera passé en force ? Ensuite le texte s'appliquera et les Français pourront alors juger : il restera neuf mois jusqu'à l'élection présidentielle, ils verront concrètement s'il aura permis des progrès et se prononceront en conséquence", ajoute-t-il.